Basket – NBA 2025-2026 : Khaman Maluach, Pascal Siakam, Joel Embiid… l’Afrique bien représentée dans la grande ligue

Basket – NBA 2025-2026 : Khaman Maluach, Pascal Siakam, Joel Embiid… l’Afrique bien représentée dans la grande ligue

La saison NBA 2025-2026 débute cette nuit, et les regards du continent africain seront une fois de plus tournés vers les parquets américains. Pas moins de 55 joueurs africains ou d’origine africaine fouleront les terrains cette année. Entre espoirs, retours de blessure et ambitions confirmées, des figures comme Pascal Siakam, Joel Embiid ou encore Khaman Maluach incarnent la vitalité et la montée en puissance du basket africain dans la plus prestigieuse ligue du monde.


Pascal Siakam, l’âme des Pacers

Véritable modèle de régularité, Pascal Siakam s’impose désormais comme le fer de lance des Indiana Pacers. À 31 ans, le Camerounais entre dans une nouvelle phase de sa carrière, celle de la responsabilité totale. Privée de Tyrese Haliburton pour la saison, la franchise d’Indianapolis comptera sur « Spicy P » pour rester compétitive après sa finale perdue face à Oklahoma City.
Champion NBA avec les Toronto Raptors en 2019, Siakam s’est mué en leader incontesté, enchaînant six saisons à plus de 20 points de moyenne. Cette année encore, il espère porter les Pacers vers une qualification en playoffs, tout en confirmant son statut de référence africaine de la ligue.


Joel Embiid, la revanche du MVP

Longtemps blessé, Joel Embiid (31 ans) fait son grand retour après une saison 2024-2025 cauchemardesque. Le pivot des Philadelphia 76ers, natif de Yaoundé, veut reprendre son trône de MVP 2023. Détendu mais déterminé, il affirme avoir retrouvé le plaisir de jouer : « Je veux juste profiter, être en bonne santé et aider mon équipe à gagner », confiait-il récemment.
Les Sixers, éliminés prématurément la saison passée, misent tout sur la santé de leur superstar. Car lorsque Embiid est en forme, Philadelphie change de dimension. Le Camerounais espère, cette fois, mener les siens jusqu’au bout et effacer les frustrations d’une carrière marquée par les blessures.


Jonathan Kuminga, entre promesse et stabilité

À 23 ans, le Congolais Jonathan Kuminga continue de s’imposer dans la rotation des Golden State Warriors. Prolongé pour deux saisons à hauteur de 48,5 millions de dollars, il symbolise la nouvelle génération de talents africains bien installés en NBA. Avec une moyenne de 15,3 points par match, l’ailier fort de Goma alterne coups d’éclat et périodes plus ternes, reflet d’un collectif en transition.
Reste à savoir si Steve Kerr lui offrira un rôle plus central, ou si son avenir s’écrira ailleurs — un transfert n’étant pas exclu à partir de janvier 2026.


Khaman Maluach, la nouvelle étoile sud-soudanaise

À seulement 19 ans, Khaman Maluach incarne la relève du basket africain. Le pivot de 2,16 m, formé à la NBA Academy Africa de Dakar, a connu une ascension fulgurante : passé par la Basketball Africa League puis par l’université de Duke, il a été drafté en 10e position avant de rejoindre les Phoenix Suns.
Décrit comme un joueur complet, mobile et discipliné, Maluach représente le rêve africain de la NBA. International avec le Soudan du Sud, il pourrait rapidement s’imposer dans une franchise en reconstruction après les départs de Kevin Durant et Bradley Beal.


N’Faly Dante et les nouveaux visages du continent

Autre intérieur prometteur, le Malien N’Faly Dante entame une saison charnière. Après un court passage chez les Houston Rockets, il rejoint les Atlanta Hawks, où il partagera le poste de pivot avec deux Sénégalais : Mouhamed Gueye et Eli Ndiaye, récemment arrivé du Real Madrid sous contrat two-way.
À leurs côtés, de jeunes Africains comme John Tonje (Jazz d’Utah, Cameroun) et Moussa Cissé (Mavericks, Guinée) tenteront eux aussi de s’imposer dans la rotation de leur équipe.


Une présence africaine plus forte que jamais

Des figures confirmées comme Siakam ou Embiid aux nouvelles pépites issues de la Basketball Africa League, la NBA 2025-2026 s’annonce une fois de plus marquée par la signature du talent africain.
Au-delà des statistiques, c’est toute une génération de joueurs formés sur le continent qui s’impose désormais au plus haut niveau, transformant la NBA en un véritable terrain d’expression du basket africain.

Seune Cheikh FAYE

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