Vol spectaculaire au Louvre : un préjudice estimé à 88 millions d’euros, selon la procureure de Paris
Paris, mardi 21 octobre 2025 — Le musée du Louvre est au cœur d’un scandale retentissant après le vol spectaculaire de bijoux perpétré dans la nuit du dimanche 19 octobre. Selon la procureure de Paris, Laure Beccuau, le préjudice subi par l’institution a été évalué à 88 millions d’euros, uniquement pour son volet économique.
« Le préjudice a été estimé par la conservatrice du Louvre à 88 millions d’euros », a précisé la magistrate sur RTL, évoquant une somme « extrêmement spectaculaire », mais qui « n’a rien de comparable au préjudice historique et patrimonial » subi par le musée.
Un vol digne d’un film
Les faits, d’une audace rare, se seraient déroulés dans la nuit de samedi à dimanche. Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs individus cagoulés se sont introduits dans une aile du Louvre en travaux, avant de s’emparer de pièces d’orfèvrerie et de bijoux d’époque provenant de collections royales.
Les caméras de surveillance ont permis d’établir que le commando était parfaitement organisé, maîtrisant les systèmes de sécurité du site. Les malfaiteurs auraient quitté les lieux en moins de dix minutes, sans déclencher l’alarme principale.
Le ministère de la Culture a qualifié l’événement de « crime contre le patrimoine universel », tandis qu’une cellule spéciale de la Brigade de répression du banditisme (BRB) a été mobilisée dès dimanche matin.
Des bijoux inestimables
D’après la conservatrice en chef du musée, les objets volés appartenaient à une collection exceptionnelle retraçant trois siècles d’art joaillier européen. Parmi eux figureraient un diadème de la reine Marie-Amélie, des broches du Second Empire et plusieurs pièces serties de diamants rares.
« Ces œuvres ont une valeur historique et culturelle inestimable », a insisté Laure Beccuau, soulignant que les voleurs n’en tireront aucun profit réel : « S’ils avaient la très mauvaise idée de fondre ces bijoux, ils détruiraient un pan entier de notre mémoire collective sans en retirer plus que la valeur brute du métal. »
Une enquête à haut risque
L’enquête, confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Paris, s’oriente vers la piste d’un réseau international de recel d’art. Les enquêteurs soupçonnent une opération préparée depuis plusieurs mois, possiblement liée à des trafics d’œuvres volées en Europe de l’Est.
La direction du musée du Louvre a promis de renforcer immédiatement les dispositifs de sécurité, tandis que la ministre de la Culture, Aurore Bergé, a annoncé la mise en place d’un plan national de protection du patrimoine muséal.
Un choc pour le monde de l’art
Ce vol, qualifié de plus important cambriolage dans l’histoire récente du Louvre, provoque une onde de choc dans le monde culturel. Les experts soulignent que la valeur patrimoniale des œuvres dérobées dépasse de loin l’estimation économique.
Le Louvre, symbole du rayonnement culturel français, tente désormais de réparer une blessure à la fois matérielle et symbolique, tandis que les enquêteurs poursuivent la traque d’un butin aussi précieux qu’inestimable.
