Climat : le chef de l’ONU appelle à combattre la désinformation et le greenwashing
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a lancé un appel ferme mercredi 22 octobre à lutter contre la désinformation climatique, lors d’une intervention devant l’Organisation météorologique mondiale (OMM) à Genève. Ce message intervient dans un contexte marqué par une résurgence des discours climatosceptiques, notamment ceux tenus récemment par l’ancien président américain Donald Trump.
Une riposte à la montée du climatoscepticisme
« Partout, nous devons lutter contre la désinformation, le harcèlement en ligne et le greenwashing », a déclaré Antonio Guterres, réaffirmant son soutien total aux scientifiques engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il a dénoncé les campagnes organisées visant à affaiblir la confiance du public dans la science et à ralentir les politiques climatiques.
Son message sonne comme une réponse directe aux propos de Donald Trump, qui, en septembre dernier, avait qualifié à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU le changement climatique de « plus grande arnaque jamais menée contre le monde ».
Défendre la science, un impératif mondial
Antonio Guterres a insisté sur la nécessité de protéger les scientifiques face à la montée des campagnes de dénigrement et de manipulation sur les réseaux sociaux.
« Nous devons défendre la vérité scientifique contre les intérêts économiques à court terme et contre les discours mensongers », a-t-il souligné, appelant les gouvernements, les médias et les plateformes numériques à agir de concert pour endiguer la propagation de fausses informations.
Le greenwashing dans le viseur
Le chef de l’ONU a également dénoncé les pratiques de greenwashing – ces stratégies de communication visant à se donner une image écologique trompeuse. Selon lui, ces manœuvres « sapent les efforts collectifs » pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et retarder la transition vers une économie décarbonée.
Une alerte avant la COP30
À quelques semaines des préparatifs de la COP30, prévue au Brésil, Guterres rappelle que la crédibilité des politiques climatiques repose sur la transparence et l’intégrité.
« Nous devons choisir la science plutôt que le cynisme, la vérité plutôt que le mensonge », a-t-il conclu, réaffirmant que la lutte contre le réchauffement planétaire ne pouvait réussir qu’à travers une mobilisation mondiale fondée sur la confiance et la vérité.
