Tunisie-Iran : un partenariat renforcé au service du développement régional
La Tunisie et l’Iran ont affiché mercredi leur volonté de renforcer leur coopération bilatérale, lors d’une rencontre entre le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et son homologue iranien, Seyed Abbas Araghchi, en visite officielle à Tunis. Les deux pays préparent également la tenue prochaine d’une commission mixte économique, étape clé pour concrétiser leurs ambitions communes.
Lors d’une conférence de presse conjointe, Mohamed Ali Nafti a souligné que la rencontre avait permis de réaffirmer la solidarité entre Tunis et Téhéran face aux menaces pesant sur la région arabo-islamique, tout en explorant de nouvelles pistes de coopération dans le commerce, la santé, la science et la culture. Il a également salué le renouvellement de la coopération de l’Iran avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, qualifiant cette démarche de signal positif pour l’apaisement des tensions régionales.
De son côté, Seyed Abbas Araghchi a qualifié les relations avec la Tunisie de “fraternelles et solides”, réaffirmant la détermination des deux pays à développer leurs liens économiques et scientifiques, tout en renforçant la dimension culturelle de leur partenariat. Le ministre iranien a annoncé son intention de convoquer prochainement la commission économique mixte et a invité son homologue tunisien à Téhéran pour approfondir ces échanges.
Pour la Tunisie, ce rapprochement avec l’Iran s’inscrit dans une stratégie plus large de coopération Sud-Sud, visant à renforcer les liens économiques et technologiques avec des partenaires africains et du Moyen-Orient. Cette dynamique pourrait ouvrir des opportunités pour d’autres pays africains, notamment dans des secteurs stratégiques tels que la santé, l’énergie et le commerce.
Une coopération prometteuse pour l’Afrique
Les experts estiment que le partenariat Tunisie-Iran pourrait servir de modèle de coopération régionale, en permettant aux pays africains de diversifier leurs échanges commerciaux et technologiques. La mise en œuvre de projets conjoints pourrait également favoriser le transfert de compétences et de technologies, contribuant ainsi à la relance économique et à la résilience industrielle du continent.
Avec cette nouvelle dynamique, la Tunisie et l’Iran réaffirment non seulement leurs liens bilatéraux, mais offrent également une fenêtre d’opportunités pour l’Afrique, dans un contexte où la coopération Sud-Sud devient un levier essentiel pour le développement durable et la stabilité régionale.
