Gaza : Amnesty International accuse 15 entreprises de financer le « génocide » israélien

Gaza : Amnesty International accuse 15 entreprises de financer le « génocide » israélien

Dans un rapport explosif publié ce jeudi 18 septembre, Amnesty International tire la sonnette d’alarme : 15 entreprises, israéliennes et étrangères, seraient complices du « génocide » à Gaza et du « système d’apartheid » imposé aux Palestiniens par Israël.

Parmi elles, les géants de l’armement israélien Elbit Systems et Israel Aerospace Industries, qui fourniraient chaque année des milliards de dollars en équipements militaires utilisés dans les frappes meurtrières contre les civils palestiniens. Mais la liste ne s’arrête pas là : le rapport pointe aussi des multinationales étrangères. L’américain Boeing, fournisseur d’armement aérien, est accusé de livrer des bombes guidées ayant tué de nombreux civils. « Ces bombes ont été utilisées sur des cibles qui n’étaient pas militaires », dénonce Aymeric Elluin, chargé de plaidoyer chez Amnesty.

Le rapport mentionne également Hikvision, leader mondial de la reconnaissance faciale, et Palantir, fournisseur de logiciels pour l’armée et le renseignement israéliens. Même des entreprises non militaires sont mises en cause : Hyundai, dont les engins servent à démolir des maisons palestiniennes, et CAF, constructeur espagnol de matériel ferroviaire, participeraient indirectement à la perpétuation de ces crimes.

Amnesty International met en garde : responsabilité civile et pénale

L’ONG appelle ces entreprises à cesser immédiatement toute activité contribuant à « l’apartheid » ou au « génocide » à Gaza. Elle prévient que leurs dirigeants pourraient un jour être poursuivis, non seulement sur le plan civil, mais aussi pénal, pour complicité dans ces crimes de masse.

Ce rapport fait écho à l’alerte lancée lundi par plus de 80 ONG, dont Oxfam et la Ligue des droits de l’homme, qui réclamaient aux États et entreprises, notamment européens, la fin de tout commerce avec les colonies israéliennes illégales dans les territoires occupés palestiniens.

Gaza n’est pas seulement un territoire assiégé : c’est une scène où la complicité économique internationale nourrit le sang versé.

Seune Cheikh FAYE

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