Washington fustige les reconnaissances « symboliques » d’un État palestinien

Washington fustige les reconnaissances « symboliques » d’un État palestinien

Washington a vivement réagi dimanche 21 septembre aux annonces de reconnaissance d’un État palestinien par plusieurs pays, estimant qu’il s’agit de « mouvements pour la galerie » dépourvus de réelle portée diplomatique.

« Nous continuons à privilégier une diplomatie sérieuse plutôt que des mouvements pour la galerie. Nos priorités sont claires : la libération des otages, la sécurité d’Israël, ainsi que la paix et la prospérité pour toute la région, qui ne peuvent être garanties qu’en l’absence du Hamas », a déclaré un porte-parole du département d’État, sous couvert d’anonymat.

Une position ferme aux côtés d’Israël

Cette déclaration réaffirme la proximité stratégique des États-Unis avec Israël, à un moment où la scène internationale connaît de fortes tensions autour de la question palestinienne. Washington juge que les reconnaissances unilatérales, sans négociation préalable, risquent davantage de compliquer les efforts pour une solution durable au conflit.

La diplomatie américaine en ligne de mire

Pour la Maison Blanche, le dossier doit être traité par des négociations directes et encadrées, loin des gestes symboliques. Le département d’État insiste sur le fait que les priorités américaines restent centrées sur la sécurité d’Israël, la libération des otages encore retenus par le Hamas, et la recherche d’un cadre de paix plus large au Proche-Orient.

Des critiques qui divisent

Si certains alliés occidentaux estiment que la reconnaissance d’un État palestinien pourrait accélérer une issue politique, Washington considère au contraire que ces décisions renforcent la polarisation. La position américaine, inchangée depuis plusieurs décennies, repose sur l’idée que seule une négociation bilatérale, soutenue par la communauté internationale, peut aboutir à la coexistence de deux États.

En dénonçant des démarches « pour la galerie », les États-Unis rappellent ainsi leur volonté de rester les principaux acteurs de la médiation au Proche-Orient, même si leur ligne diplomatique alimente débats et critiques au sein de la communauté internationale.

Seune Cheikh FAYE

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