Israël contre Palestine : Netanyahu promet la force et l’expansion

Israël contre Palestine : Netanyahu promet la force et l’expansion

Alors que la reconnaissance internationale de l’État palestinien progresse, Benjamin Netanyahu adopte une posture ferme et sans compromis. Le Premier ministre israélien a déclaré dimanche que « aucun État palestinien ne verra le jour à l’ouest du Jourdain », confirmant sa volonté de poursuivre l’expansion des colonies en Cisjordanie, malgré la pression internationale croissante.

Une reconnaissance mondiale en marche

Depuis le 28 mai 2024, plusieurs pays occidentaux ont reconnu l’État palestinien. Après l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, le Royaume-Uni, le Portugal, l’Australie et le Canada ont franchi le pas dimanche dernier. Ce lundi, la France, la Belgique, Andorre, le Luxembourg, Malte et Saint-Marin devraient rejoindre la liste lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Sur les 193 États membres de l’ONU, une quarantaine seulement refusent encore de reconnaître l’État palestinien. Les États-Unis et Israël en tête, rejoints par des alliés tels que le Japon, la Corée du Sud, le Cameroun, le Panama ou la majorité des pays d’Océanie.

« La paix par la force »

Dans une vidéo adressée aux dirigeants occidentaux, Netanyahu a dénoncé la reconnaissance d’un État palestinien comme une « récompense énorme au terrorisme ». Selon lui, toute création d’un État palestinien constituerait une menace pour Israël et ses citoyens.

Le Premier ministre israélien a également affirmé que son gouvernement continuera à doubler les implantations juives en Judée et en Samarie, nom donné par Israël à la Cisjordanie. Il a ajouté : « Cela n’arrivera pas. Aucun État palestinien ne verra le jour à l’ouest du Jourdain. » Netanyahu a ainsi clairement exprimé sa volonté de privilégier la force plutôt que la négociation politique pour maintenir la sécurité et les intérêts d’Israël.

Une escalade sous le feu des critiques

La position de Netanyahu intervient alors que la communauté internationale tente de faire pression sur Israël pour mettre fin aux violences et répondre aux revendications palestiniennes. Dans ce contexte, ses déclarations alimentent les tensions, tandis que la question humanitaire à Gaza demeure critique, avec des milliers de victimes et des infrastructures détruites.

Les prochaines semaines, notamment lors de l’Assemblée générale de l’ONU, s’annoncent cruciales pour l’avenir du conflit israélo-palestinien et pour la stabilité de la région.

Seune Cheikh FAYE

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