À l’ONU, Donald Trump fustige l’idée d’un État palestinien et dénonce une « récompense au terrorisme »
New York – Fidèle à son ton tranchant, le président américain Donald Trump a une nouvelle fois créé la polémique à la tribune des Nations unies. Ce mardi 23 septembre 2025, il a rejeté avec véhémence toute reconnaissance d’un État palestinien, qualifiant une telle démarche de « récompense » pour les « atrocités » commises par le Hamas.
« Ce serait une récompense pour ces atrocités horribles, y compris celles du 7 octobre, alors même qu’ils refusent de libérer les otages ou d’accepter un cessez-le-feu », a martelé Trump devant l’Assemblée générale, sous les regards attentifs des chefs d’État et diplomates présents.
Une ligne dure maintenue
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a réaffirmé une position inflexible vis-à-vis du conflit israélo-palestinien, multipliant les signaux en faveur d’Israël. Ses déclarations s’inscrivent dans la continuité de sa politique de premier mandat, marquée par la reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne et le transfert de l’ambassade américaine.
Une sortie qui divise la scène internationale
Les propos de Trump contrastent avec l’initiative portée par plusieurs pays européens, africains et arabes, qui plaident pour relancer la solution à deux États comme unique issue viable au conflit. À l’ONU, nombre de délégations ont vu dans cette sortie une tentative de verrouiller le débat au moment où les appels à la reconnaissance internationale de la Palestine se multiplient.
Réactions attendues
Du côté israélien, le discours de Trump devrait être accueilli avec satisfaction, Tel-Aviv plaidant pour une approche sécuritaire avant toute avancée diplomatique. En revanche, les représentants palestiniens ont immédiatement dénoncé des propos « incendiaires », accusant le président américain de « nier le droit d’un peuple à exister ».
Avec cette nouvelle intervention, Donald Trump confirme son rôle de figure polarisante sur la scène internationale, renforçant son image d’allié indéfectible d’Israël, mais aussi celle d’un président qui n’hésite pas à s’opposer frontalement à la majorité de la communauté internationale.
