L’UE reste ferme face à Apple : pas question d’abroger le DMA

L’UE reste ferme face à Apple : pas question d’abroger le DMA

Bruxelles – L’Union européenne a opposé une fin de non-recevoir aux velléités d’Apple. Le géant américain de la tech avait réclamé, ce jeudi 25 septembre, l’abrogation du Digital Markets Act (DMA), cette loi clé destinée à limiter l’abus de position dominante des grandes plateformes numériques. La réponse de la Commission européenne est sans équivoque : « aucune intention » de revenir en arrière.

Une loi au cœur de la stratégie numérique européenne

Entré en vigueur en 2023, le DMA vise à encadrer les pratiques des entreprises qualifiées de « gatekeepers », ces acteurs incontournables du numérique comme Apple, Google, Meta ou Amazon. L’objectif est clair : garantir une concurrence loyale en empêchant ces géants d’imposer leurs règles aux utilisateurs et aux concurrents.

Apple, qui voit dans le DMA une contrainte excessive à son modèle économique, n’a eu de cesse de contester la législation depuis sa mise en place. Mais Bruxelles reste ferme. « Nous ne sommes pas étonnés par l’argumentaire de lobbying d’Apple », a commenté un porte-parole de la Commission.

Apple en ligne de mire

Le groupe de Cupertino est particulièrement concerné par le DMA, notamment en ce qui concerne son App Store, accusé de verrouiller l’écosystème au détriment des développeurs et des consommateurs. Le texte impose à Apple de permettre l’installation d’applications via d’autres canaux que sa boutique officielle et d’ouvrir son système de paiement. Des mesures qui fragilisent l’une des principales sources de revenus de l’entreprise.

L’UE défend sa souveraineté numérique

Pour Bruxelles, céder aux pressions d’Apple reviendrait à affaiblir l’autorité de l’Union dans la régulation des marchés numériques. Le DMA, présenté comme une « loi de souveraineté », s’inscrit dans une stratégie plus large visant à protéger les consommateurs européens et à soutenir l’innovation locale.

Un bras de fer qui s’annonce long

Cette confrontation entre Apple et l’UE illustre l’âpreté du combat autour de la régulation des géants du numérique. Alors que les premières sanctions financières prévues par le DMA pourraient tomber dès 2026, le bras de fer ne fait que commencer.

Seune Cheikh FAYE

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