Un juge américain bloque provisoirement le licenciement de plus de 500 salariés de Voice of America

Un juge américain bloque provisoirement le licenciement de plus de 500 salariés de Voice of America

Un juge fédéral américain a suspendu, lundi 30 septembre, le licenciement prévu de plus de 500 employés de la radio publique internationale Voice of America (VOA). Dans un arrêt consulté par l’AFP, le magistrat Royce Lamberth a estimé que la procédure initiée sous l’administration Trump ne respectait pas les obligations légales de l’agence gouvernementale de tutelle, l’US Agency for Global Media (USAGM).

Selon la décision de justice, les licenciements, qui devaient entrer en vigueur dès ce mardi, « ne doivent pas être appliqués » tant qu’un jugement définitif n’aura pas été rendu.

Une décision à portée symbolique

Le juge Lamberth rappelle que VOA, média financé par le Congrès mais censé fonctionner de manière indépendante, doit bénéficier de garanties particulières. La tentative de réduction massive des effectifs, héritée d’un projet lancé sous Donald Trump, suscitait depuis des mois l’inquiétude des syndicats et des défenseurs de la liberté de la presse.

Voice of America au cœur des tensions politiques

Créée pendant la Seconde Guerre mondiale, VOA diffuse aujourd’hui en plus de 40 langues à travers le monde. Son rôle, souvent décrit comme un instrument de « soft power » américain, l’a placée à plusieurs reprises au centre de débats politiques sur son indépendance éditoriale.

La suspension décidée par le juge américain représente un sursis pour les employés concernés, mais aussi un revers pour ceux qui souhaitent restructurer en profondeur l’agence et réduire son périmètre.

Un jugement attendu avec attention

Le blocage provisoire des licenciements pourrait n’être qu’une étape. La justice fédérale doit désormais trancher sur le fond, en examinant si l’USAGM a respecté ses obligations légales et statutaires. En attendant, la décision du juge Lamberth résonne comme une défense du pluralisme et de la liberté d’information face aux ingérences politiques.

Seune Cheikh FAYE

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