« Pas de danger immédiat » : l’AIEA tente de rassurer sur la centrale de Zaporijjia
La centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, reste au cœur des inquiétudes internationales. Occupée par les forces russes depuis 2022, elle fonctionne actuellement grâce à ses générateurs diesel de secours, après une nouvelle coupure de son alimentation électrique externe. Une situation décrite comme « critique » par Kiev, mais que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’efforce de relativiser.
Dans un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi 1er octobre, Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a affirmé qu’il n’existait « pas de danger immédiat » tant que les générateurs de secours restent opérationnels. « Mais il s’agit du plus long épisode de ce type depuis le début de la guerre, il y a plus de trois ans et demi », a-t-il souligné, rappelant la vulnérabilité persistante du site.
Privée d’électricité externe depuis plus d’une semaine, la centrale ne dispose plus de son mode d’alimentation principal, indispensable à la sûreté de ses systèmes de refroidissement. Le recours aux générateurs diesel, par nature temporaires, accentue les craintes d’une défaillance si les coupures se prolongeaient ou si les réserves de carburant venaient à manquer.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, pour sa part, a qualifié la situation de « critique », dénonçant une mise en danger « permanente » de l’Europe entière. « Chaque jour, le monde joue à la roulette russe nucléaire », a-t-il lancé.
Entre déclarations rassurantes de l’AIEA et mises en garde alarmantes de Kiev, le sort de Zaporijjia illustre une réalité paradoxale : il n’y a « pas de danger immédiat », mais l’ombre d’un risque majeur continue de planer sur la région et bien au-delà.
