Gaza : nouveaux bombardements israéliens malgré l’appel de Trump à un cessez-le-feu

Gaza : nouveaux bombardements israéliens malgré l’appel de Trump à un cessez-le-feu

Les frappes se poursuivent dans la bande de Gaza. La Défense civile palestinienne a fait état, samedi 4 octobre, de nouveaux bombardements israéliens ayant touché plusieurs quartiers densément peuplés de l’enclave, malgré les appels internationaux à une désescalade, dont celui de Donald Trump, qui a exhorté cette semaine Israël à « cesser immédiatement » ses offensives.

Selon les secouristes, plusieurs immeubles résidentiels ont été détruits et des dizaines de blessés évacués vers des hôpitaux déjà saturés. « Les équipes de sauvetage peinent à dégager les victimes des décombres », a déclaré un porte-parole de la Défense civile, dénonçant « une situation humanitaire catastrophique ».

La voix des familles d’otages

Dans ce contexte dramatique, le Forum des familles d’otages israéliens, regroupant les proches des personnes encore retenues à Gaza, a jugé « essentiel » de mettre un terme immédiat aux hostilités. « Chaque jour qui passe met en danger la vie de nos proches. La guerre ne fait que réduire les chances de les ramener vivants », a souligné l’organisation dans un communiqué diffusé à Tel-Aviv.

Cette prise de position met le gouvernement de Benjamin Netanyahu sous pression, alors qu’il défend jusqu’ici une ligne dure, affirmant que la poursuite des opérations militaires est nécessaire pour « neutraliser la menace du Hamas ».

Une guerre sans issue claire

L’appel de Donald Trump, qui a dévoilé un plan de sortie de crise fin septembre, reste jusqu’ici lettre morte. Le Premier ministre israélien a salué certaines propositions de l’ancien président américain mais continue d’écarter l’idée d’un cessez-le-feu sans garanties sur la sécurité d’Israël.

Pendant ce temps, la situation humanitaire à Gaza se dégrade. Les Nations unies alertent sur une « pénurie critique » de médicaments, de carburant et de nourriture. Plus d’un million de civils seraient désormais déplacés à l’intérieur de l’enclave, selon l’UNRWA.

Pression diplomatique croissante

Sur le plan international, plusieurs capitales occidentales et arabes appellent à une trêve immédiate. Mais faute de consensus, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU, les bombardements se poursuivent.

Dans la bande de Gaza, les habitants oscillent entre peur et résignation. « Nous n’avons plus d’endroit sûr où aller », confiait ce matin une mère de famille réfugiée dans une école de l’ONU.

Alors que la guerre s’enlise, la fracture entre impératifs sécuritaires israéliens et souffrance humanitaire palestinienne semble plus béante que jamais.

Seune Cheikh FAYE

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