Union européenne : Bruxelles veut participer à l’organe international de transition pour Gaza
L’Union européenne a affiché lundi 6 octobre sa volonté de jouer un rôle actif dans la gestion de l’après-guerre à Gaza, en rejoignant le nouvel organe international de transition proposé dans le plan de paix du président américain Donald Trump. En visite au Koweït, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a confirmé l’ambition de l’UE d’intégrer ce dispositif baptisé « Comité de la paix ».
« Nous estimons que l’Europe a un rôle important à jouer et que nous devrions également faire partie de ce processus », a déclaré Mme Kallas, répondant à une question de la presse sur une éventuelle participation de l’Union européenne au plan américain.
Selon les premières esquisses du projet, l’organe de transition pour Gaza rassemblerait des représentants de plusieurs puissances régionales et internationales, dont les États-Unis, l’Égypte, le Qatar et l’Arabie saoudite, afin d’assurer la stabilité politique et la reconstruction du territoire après le conflit.
Pour Bruxelles, cette participation serait une occasion de renforcer la dimension diplomatique et humanitaire de sa politique étrangère au Moyen-Orient. « L’Europe ne peut pas rester spectatrice dans un dossier aussi déterminant pour la paix régionale », a insisté la haute représentante, soulignant la contribution déjà importante de l’UE en matière d’aide humanitaire et de reconstruction à Gaza.
L’Union européenne plaide depuis plusieurs mois pour une solution politique durable fondée sur la reconnaissance mutuelle de deux États, Israël et Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité. La proposition américaine, bien que controversée, relance selon certains diplomates la possibilité d’un cadre multilatéral de dialogue incluant non seulement les grandes puissances, mais aussi les organisations régionales.
Si Washington n’a pas encore officiellement confirmé la composition du futur organe, la déclaration de Kaja Kallas marque une prise de position claire de l’UE, qui entend peser dans la définition du futur de Gaza et contribuer à la stabilisation durable de la région.
