Guinée-Bissau : exclusion de Domingos Simões Pereira, vers une présidentielle sous tension
À un peu plus d’un mois du scrutin présidentiel, la Cour suprême de Guinée-Bissau a définitivement invalidé, mardi 14 octobre 2025, la candidature de Domingos Simões Pereira, leader du parti historique PAIGC, privant ainsi l’opposition d’un de ses principaux candidats.
La haute juridiction a estimé que la candidature de M. Simões Pereira, déposée au nom de la coalition PAI-Terra Ranka, était « sans fondement juridique », la structure n’étant pas officiellement reconnue pour présenter ou soutenir des candidats aux élections législatives ou présidentielles. Cette décision fait suite au rejet, le 23 septembre, de l’enregistrement de la coalition pour « impossibilité objective d’appréciation ».
Cette exclusion rebat considérablement les cartes du paysage politique bissau-guinéen. Ancien Premier ministre et figure majeure de l’opposition, Domingos Simões Pereira était perçu comme l’un des principaux challengers du président Umaro Sissoco Embaló. Son retrait risque de polariser davantage le climat politique et de provoquer des tensions à l’approche du scrutin prévu le 23 novembre.
Pour les partenaires financiers, les investisseurs publics et privés, ainsi que la société civile, cette décision souligne la fragilité institutionnelle d’un pays où l’instabilité politique a souvent entravé la continuité des projets économiques et des investissements. Elle rappelle la nécessité pour les acteurs économiques et humanitaires de suivre attentivement le cadre légal et la gouvernance électorale afin de sécuriser leurs engagements et de soutenir des initiatives durables.
Le gouvernement et la communauté internationale sont désormais appelés à garantir la transparence du processus et à préserver la stabilité, condition essentielle pour maintenir la confiance des citoyens et des investisseurs et assurer la continuité des projets de développement en Guinée-Bissau.
