Israël : la Knesset ouvre la voie à l’annexion de la Cisjordanie, Washington et les pays arabes réagissent

Israël : la Knesset ouvre la voie à l’annexion de la Cisjordanie, Washington et les pays arabes réagissent

Le Parlement israélien a franchi une étape symbolique mais lourde de sens mercredi 22 octobre en approuvant en lecture préliminaire deux projets de loi visant à étendre la souveraineté d’Israël sur la Cisjordanie occupée, notamment sur la colonie de Ma’ale Adumim. Cette initiative survient alors que le vice-président américain J.D. Vance était en visite en Israël et que le secrétaire d’État Marco Rubio y est attendu jeudi soir.

Les textes, proposés par le vice-ministre Avi Maoz, représentant l’aile suprémaciste, et par l’opposant Avigdor Lieberman, ouvrent la voie à un processus législatif qui pourrait transformer radicalement la situation dans les territoires palestiniens, selon des analystes. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu a dénoncé cette démarche comme une « provocation politique délibérée » visant à embarrasser sa position pendant la visite américaine. Malgré les consignes, des députés du Likoud, d’extrême droite et de l’opposition ont voté en faveur des projets.

Washington ferme la porte à toute annexion
Les responsables américains ont réagi avec fermeté. J.D. Vance a insisté sur le fait que « la Cisjordanie ne va pas être annexée par Israël » et a qualifié cette manœuvre de « coup politique très stupide ». Marco Rubio a également averti que ces projets « menacent la trêve et pourraient s’avérer contre-productifs ». Les États-Unis maintiennent une surveillance étroite de la situation via un Centre de coordination civil-militaire installé en Israël.

Condamnations dans le monde arabe et musulman
La démarche de la Knesset a été unanimement condamnée par plusieurs pays arabes et musulmans, dont l’Arabie saoudite, la Jordanie, l’Indonésie, le Pakistan et la Turquie. Dans un communiqué conjoint, ces États ont dénoncé la tentative d’imposer une « souveraineté israélienne » sur la Cisjordanie occupée et les colonies, rappelant que ces actions sont contraires au droit international.

Alors que la Knesset poursuit l’examen de ces projets, la situation demeure extrêmement sensible, à la fois sur le plan interne israélien et sur le plan diplomatique, les États-Unis et la communauté internationale cherchant à empêcher une escalade dans la région.

Seune Cheikh FAYE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *