Canada : Mark Carney se dit prêt à reprendre les négociations commerciales « dès que les Américains sont prêts »

Canada : Mark Carney se dit prêt à reprendre les négociations commerciales « dès que les Américains sont prêts »

Au lendemain de la rupture soudaine des négociations commerciales décidée par le président américain Donald Trump, le Premier ministre canadien Mark Carney a affirmé ce vendredi que le Canada restait ouvert au dialogue, dès que Washington sera disposé à reprendre les discussions.

S’exprimant à Ottawa avant de s’envoler pour une tournée diplomatique en Asie, Mark Carney a tenu un ton mesuré, sans attaquer directement le président américain, mais en insistant sur la volonté du Canada de maintenir un cadre constructif dans les relations économiques bilatérales.

« Les discussions avaient montré des progrès, et nous sommes prêts à poursuivre sur cette lancée et à tirer parti de ces avancées lorsque les Américains seront prêts », a déclaré le Premier ministre.

Une rupture brutale des discussions

Jeudi soir, Donald Trump avait annoncé sur son réseau Truth Social la rupture immédiate de toutes les négociations commerciales avec Ottawa, accusant les autorités canadiennes d’avoir « tordu les propos de Ronald Reagan » dans une campagne publicitaire sur les droits de douane. Cette décision a provoqué un vent de stupeur à Ottawa, où plusieurs responsables espéraient un rapprochement économique après des mois de discussions intenses.

Ottawa privilégie l’apaisement

Malgré la tension, Mark Carney a choisi la voie de la modération diplomatique, soulignant que les deux pays restent liés par des intérêts économiques profonds et qu’il serait « contre-productif de rompre durablement un partenariat aussi essentiel ».

Selon les analystes, cette réaction prudente traduit la stratégie du Premier ministre canadien : éviter l’escalade verbale tout en préservant les marges de manœuvre pour une future reprise du dialogue commercial.

Des enjeux économiques majeurs

Les États-Unis représentent le premier partenaire commercial du Canada, avec plus de 600 milliards de dollars d’échanges annuels. Une détérioration durable des relations pourrait affecter plusieurs secteurs clés, notamment l’automobile, l’agriculture et l’énergie.

Pour l’heure, Ottawa préfère jouer la carte de la patience et de la stabilité, espérant que la Maison Blanche reviendra rapidement à la table des négociations.

« Le Canada reste un partenaire fiable, ouvert et prêt à coopérer sur des bases justes et respectueuses », a conclu Mark Carney, en appelant à « préserver l’esprit de partenariat qui a toujours uni les deux nations ».

Seune Cheikh FAYE

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