Budget en France : les députés écartent le gel du barème de l’impôt sur le revenu

Budget en France : les députés écartent le gel du barème de l’impôt sur le revenu

Dans un revirement politique majeur, les députés français ont largement rejeté samedi 25 octobre le gel du barème de l’impôt sur le revenu, mesure qui aurait entraîné l’imposition de 200.000 foyers supplémentaires et permis au gouvernement de récolter 2 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour le projet de budget 2026.

Une coalition inattendue contre le gouvernement

L’amendement rejetant le gel, proposé par Laurent Wauquiez, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée, a été approuvé par une coalition hétéroclite réunissant l’extrême droite, la droite traditionnelle, une partie des macronistes et les Insoumis.

« Cet amendement traduit un désaccord majeur avec la politique fiscale du gouvernement », expliquait un député LR, soulignant l’ampleur de la convergence entre des forces politiques habituellement opposées.

Le gouvernement conteste

La mesure avait été défendue par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, qui mettait en avant la nécessité de préserver l’équilibre du budget de l’État et d’éviter un manque à gagner pour les finances publiques. Mais face à la coalition parlementaire, le gouvernement a vu ses plans contrariés lors de l’examen en première lecture de la partie recettes du budget de l’État.

Des enjeux pour le budget 2026

Le rejet du gel du barème signifie que 200.000 foyers supplémentaires ne paieront pas l’impôt sur le revenu comme prévu, privant l’État de 2 milliards d’euros de recettes. Cette décision pourrait répercuter des ajustements sur d’autres postes budgétaires, alors que la préparation du budget 2026 reste en cours.

Ce vote illustre une fracture au sein de l’Assemblée nationale et met en évidence les difficultés du gouvernement à faire passer ses réformes fiscales, même au sein de ses rangs. La question du financement de l’État pour l’année à venir pourrait désormais nécessiter de nouvelles concessions ou arbitrages.

Seune Cheikh FAYE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *