À Washington, la police migratoire sème la peur dans les quartiers latinos
À Washington, le déploiement de la garde nationale dans les rues de la capitale cet été a entraîné une recrudescence des opérations de l’ICE, la police migratoire américaine, notamment dans les quartiers latinos. Ces interventions musclées ont suscité colère et inquiétude parmi les habitants, qui se mobilisent ce samedi 18 octobre pour manifester pacifiquement contre ce qu’ils dénoncent comme des abus.
Des interventions musclées qui choquent
José*, un Salvadorien résidant à Columbia Heights, raconte une scène qui illustre la tension palpable dans ces quartiers : « Je sortais pour aller travailler, quand deux hommes masqués, postés de part et d’autre du perron, m’ont sauté dessus. J’ai reçu un coup à l’arcade sourcilière et un autre coup de pied au sol. Une fois embarqué dans une voiture banalisée, j’ai réalisé qu’il s’agissait d’agents de l’ICE ».
Malgré son permis de résidence, José a été pris pour cible et laissé sanglant sur le trottoir, un rappel brutal que la peur est désormais quotidienne pour de nombreux immigrés, surtout ceux sans papiers.
Une communauté sur le pied de guerre
Ces opérations ont provoqué une vague de mécontentement dans la capitale. Les habitants dénoncent non seulement la violence utilisée par les agents, mais également le climat de harcèlement permanent créé dans leurs quartiers. Les manifestations prévues ce week-end visent à rappeler leurs droits et à protester contre les méthodes jugées abusives de l’ICE.
Selon plusieurs associations de défense des droits des immigrés, ces interventions se sont multipliées depuis l’été 2025, créant un sentiment de traque constante parmi les communautés latino-américaines et fragilisant leur quotidien.
Une situation qui interroge
Si la mission officielle de l’ICE est de cibler les immigrés en situation irrégulière, la pression psychologique et physique exercée sur les populations locales alimente désormais la polémique. Les autorités locales, quant à elles, doivent composer avec un mécontentement croissant et des appels à davantage de transparence et de contrôle sur les pratiques de la police migratoire.
À Washington, la tension monte entre sécurité nationale et respect des droits des immigrés, alors que les habitants des quartiers latinos cherchent à faire entendre leur voix face à un climat de peur.
