Diplomatie économique : le ministre de l’Économie intensifie les discussions avec la Banque mondiale et l’Union européenne
Dakar. Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a multiplié cette semaine les rencontres de haut niveau avec deux partenaires stratégiques du Sénégal : la Banque mondiale et l’Union européenne. Objectif affiché : consolider les alliances financières et politiques pour accompagner les grandes réformes et renforcer la compétitivité de l’économie nationale.
Une collaboration renforcée avec la Banque mondiale
Jeudi, le ministre a reçu une délégation du Groupe de la Banque mondiale, conduite par Keiko Miwa. Les échanges ont porté sur la mise en place d’un programme de réformes transversales et sectorielles catalytiques.
Selon le ministère, ce partenariat vise à accroître la compétitivité des territoires, à favoriser la mise à l’échelle des initiatives privées et à améliorer la productivité du secteur privé sénégalais.
Pour la Banque mondiale, il s’agit d’accompagner un État qui mise sur des réformes structurelles et sur l’Agenda National de Transformation pour dynamiser son économie.
Un partenariat pluridimensionnel avec l’Union européenne
La veille, mercredi, Abdourahmane Sarr avait accueilli la délégation de l’Union européenne. Les deux parties ont discuté d’une feuille de route devant mener à la signature prochaine d’un accord officiel.
Mais cette coopération dépasse largement la sphère économique. Le ministère évoque un partenariat pluridimensionnel, englobant la stabilité politique, la sécurité régionale et la gestion des flux migratoires. Une approche globale qui repose sur « la reconnaissance d’intérêts communs fondamentaux », selon le communiqué officiel.
Un agenda stratégique
Ces rencontres illustrent le rôle central du ministre de l’Économie dans la diplomatie sénégalaise. En cherchant à conjuguer financements, réformes et partenariats, Abdourahmane Sarr s’impose comme l’un des artisans clés de la nouvelle orientation économique du pays.
Pour Dakar, il s’agit non seulement de mobiliser des ressources, mais aussi de s’inscrire dans une dynamique de coopération internationale qui lie croissance économique, stabilité et souveraineté.
