États-Unis : Donald Trump refuse « d’appauvrir » les réserves américaines de missiles Tomahawk

États-Unis : Donald Trump refuse « d’appauvrir » les réserves américaines de missiles Tomahawk

Washington – Le président américain Donald Trump a déclaré, ce jeudi 16 octobre, que les États-Unis ne pouvaient pas se permettre d’“appauvrir” leurs réserves de missiles Tomahawk, tout en laissant planer l’incertitude sur une éventuelle livraison de ces armes à l’Ukraine.

Interrogé par des journalistes à la Maison-Blanche sur la possibilité d’envoyer ces missiles de croisière à Kiev, le président a répondu sans détour :

« Nous ne pouvons pas appauvrir les réserves de notre propre pays. Nous en avons besoin aussi, donc je ne sais pas ce que nous pouvons faire. »

Cette déclaration intervient à la veille de la visite à Washington du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui espérait obtenir un engagement américain sur la fourniture de missiles Tomahawk, réputés pour leur portée et leur précision stratégique.

Quelques heures auparavant, Donald Trump s’était entretenu par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine. Selon le conseiller du Kremlin Youri Ouchakov, le dirigeant russe aurait averti son homologue américain qu’une telle livraison « nuirait gravement au processus de paix » et risquerait de « fragiliser les relations russo-américaines ».

Le président américain semble ainsi vouloir ménager un fragile équilibre entre le soutien militaire à Kiev et la préservation des relations avec Moscou, alors que la guerre en Ukraine reste un dossier hautement sensible dans la diplomatie américaine.

Cette position prudente contraste avec celle de l’administration précédente, qui avait multiplié les livraisons d’armes sophistiquées à l’Ukraine. Elle traduit la volonté de Donald Trump de prioriser les intérêts stratégiques et les capacités défensives internes des États-Unis, tout en maintenant un dialogue ouvert avec la Russie.

La visite de Volodymyr Zelensky à Washington, prévue ce vendredi, s’annonce donc cruciale. Elle pourrait permettre de mesurer jusqu’où la Maison-Blanche est prête à aller dans son soutien à l’Ukraine, sans compromettre ses propres stocks militaires ni ses relations diplomatiques avec Moscou.

Seune Cheikh FAYE

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