Gaza : le ministre israélien de la Défense affirme que 900 000 habitants ont évacué la ville
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré ce dimanche 5 octobre qu’environ 900 000 habitants avaient quitté Gaza-ville, au cœur des opérations militaires israéliennes destinées à « chasser les combattants du Hamas ». Cette annonce intervient alors que les combats se poursuivent dans le nord de l’enclave palestinienne, transformée en champ de ruines après plusieurs semaines d’offensives terrestres et aériennes.
« La décision d’occuper Gaza, l’effondrement des tours de plusieurs étages et la puissance des manœuvres des forces israéliennes dans la ville ont conduit à l’évacuation d’environ 900 000 habitants en direction du sud », a déclaré Israël Katz lors d’un discours prononcé à Jérusalem. Selon lui, cette évacuation « met une pression immense sur le Hamas et sur les pays qui le soutiennent ».
Une ville vidée sous les bombardements
Avant le lancement de l’opération terrestre, l’ONU estimait à environ un million le nombre d’habitants vivant à Gaza-ville et dans ses environs. Les chiffres avancés par le ministre israélien laissent entendre qu’une grande partie de la population a fui vers le sud du territoire, où les conditions humanitaires sont déjà jugées catastrophiques.
Sur le terrain, les bombardements israéliens continuent de frapper les quartiers centraux de la ville, tandis que les forces au sol mènent des opérations ciblées contre ce qu’elles présentent comme des « positions stratégiques » du Hamas.
Pression internationale et crise humanitaire
Les déclarations d’Israël Katz surviennent alors que la communauté internationale s’inquiète de la crise humanitaire sans précédent qui touche la bande de Gaza. L’ONU et plusieurs ONG estiment que les civils évacués vivent dans des conditions extrêmement précaires, entassés dans des abris surpeuplés, sans accès suffisant à l’eau, à la nourriture ni aux soins médicaux.
Le ministre israélien a toutefois défendu la stratégie de son gouvernement, affirmant que « toute la responsabilité de la souffrance à Gaza incombe au Hamas, qui utilise la population civile comme bouclier humain ».
Une bataille politique et militaire
Cette déclaration s’inscrit dans un discours plus large visant à justifier la poursuite de l’offensive malgré les appels à un cessez-le-feu. Israël Katz, figure clé du gouvernement de Benyamin Netanyahu, a souligné que les opérations allaient se poursuivre « jusqu’à la destruction totale de l’infrastructure militaire du Hamas ».
De son côté, le Hamas accuse Israël de mener une guerre de destruction systématique et d’ignorer les principes du droit international humanitaire.
Alors que les combats s’intensifient dans le nord du territoire, Gaza-ville apparaît désormais comme une cité fantôme, vidée de la quasi-totalité de ses habitants, symbole tragique d’un conflit sans issue immédiate.
