Gaza : Washington exclut tout déploiement militaire américain, assure le chef du Centcom
Gaza, le 11 octobre — Les États-Unis ne prévoient aucun déploiement de troupes à Gaza. C’est la réaffirmation qu’a faite samedi l’amiral Brad Cooper, nouveau chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), à l’issue d’une visite surprise dans le territoire palestinien. L’objectif de cette visite : discuter des efforts de stabilisation en cours dans une région toujours au bord de l’embrasement.
Sur le réseau X (ancien Twitter), l’amiral Cooper a indiqué avoir rencontré plusieurs responsables civils et sécuritaires pour évoquer la création d’un « centre de coordination civilo-militaire » placé sous la supervision du Centcom. Ce centre aura pour mission de « soutenir la stabilisation du conflit et la coordination humanitaire », sans impliquer de présence militaire américaine directe sur le terrain.
Cette déclaration intervient alors qu’un haut responsable américain avait évoqué, jeudi, la possible mobilisation de 200 militaires américains pour “superviser” la mise en œuvre de l’accord sur Gaza. Une perspective rapidement nuancée par le Pentagone, qui insiste sur un rôle strictement consultatif et logistique des forces américaines.
La visite de Brad Cooper, la première d’un chef du Centcom à Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, s’inscrit dans un contexte particulièrement sensible. La situation humanitaire reste dramatique : les infrastructures civiles sont détruites, les hôpitaux débordés, et la population continue de subir les conséquences d’un conflit prolongé.
Washington tente de jouer un rôle d’équilibriste, cherchant à soutenir la reconstruction et la stabilité sans s’impliquer militairement. “Notre objectif est de contribuer à une solution durable, pas de participer à des opérations de terrain”, a précisé l’amiral Cooper, soulignant que les États-Unis privilégient la coopération avec les partenaires régionaux et les organisations internationales.
Alors que les pourparlers de cessez-le-feu peinent à avancer, cette position américaine vise à rassurer autant ses alliés au Moyen-Orient que l’opinion publique domestique. À Gaza, cependant, la méfiance reste forte face à toute initiative étrangère, dans un territoire ravagé par des années de blocus et de guerre.
