Israël : 171 militants de la flottille pour Gaza expulsés, dont Greta Thunberg
Israël a annoncé, ce lundi, l’expulsion de 171 militants pro-palestiniens arrêtés lors de l’interception d’une flottille humanitaire se dirigeant vers Gaza. Parmi eux figure la militante écologiste suédoise Greta Thunberg, symbole mondial de la lutte contre le réchauffement climatique, devenue ces derniers mois une voix engagée contre la guerre à Gaza.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a diffusé sur X (ex-Twitter) des photos de Greta Thunberg et de deux autres femmes à l’aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv. Sur ces clichés, les militantes apparaissent vêtues d’un survêtement gris, similaire à celui porté par les détenus dans les prisons israéliennes, peu avant leur embarquement pour un vol d’expulsion.
Selon un communiqué officiel, les personnes expulsées sont originaires de plus de vingt pays, parmi lesquels la Grèce, l’Italie, la France, l’Irlande, la Suède, la Pologne, l’Allemagne, la Norvège, les États-Unis ou encore le Royaume-Uni. Tous avaient embarqué à bord d’une flottille présentée comme une mission d’aide humanitaire à destination de Gaza, en dépit du blocus maritime imposé par Israël depuis plusieurs années.
Les autorités israéliennes affirment que l’opération d’interception s’est déroulée « sans incident majeur » et que les militants ont été « traités conformément aux procédures en vigueur ». Plusieurs ONG dénoncent toutefois des conditions de détention et d’interrogatoire jugées abusives, évoquant notamment des séjours prolongés en isolement avant l’expulsion.
Cette affaire, déjà très commentée sur les réseaux sociaux, risque d’attiser les tensions diplomatiques entre Israël et plusieurs capitales européennes, alors que la situation humanitaire dans la bande de Gaza reste dramatique. Greta Thunberg, à son retour en Europe, a promis de « continuer à faire entendre la voix du peuple de Gaza », accusant Israël de « criminaliser la solidarité ».
L’État hébreu, de son côté, défend une politique de fermeté absolue face à ce qu’il considère comme des tentatives de provocation politique sous couvert d’initiatives humanitaires.
