Israël maintient son offensive à Gaza-ville malgré les appels internationaux

Israël maintient son offensive à Gaza-ville malgré les appels internationaux

Israël a confirmé, samedi 4 octobre, la poursuite de son offensive militaire dans la ville de Gaza, au cœur de la bande de Gaza, en dépit des pressions internationales et de l’appel du président américain Donald Trump à mettre immédiatement fin aux bombardements.

« Les troupes israéliennes mènent toujours des opérations dans la ville de Gaza, et il est extrêmement dangereux d’y retourner. Pour votre sécurité, évitez de retourner dans le nord ou de vous approcher des zones où les troupes sont actives, y compris dans le sud de la bande de Gaza », a déclaré le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe, sur le réseau social X.

Une stratégie militaire assumée

L’état-major israélien insiste : l’offensive à Gaza-ville reste une priorité pour « neutraliser les infrastructures du Hamas » et « empêcher toute nouvelle attaque contre Israël ». Depuis plusieurs semaines, les combats s’intensifient dans cette zone urbaine densément peuplée, où les forces israéliennes affirment traquer des tunnels, des dépôts d’armes et des combattants.

Cette stratégie, jugée nécessaire par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, alimente toutefois les critiques de la communauté internationale face au lourd bilan humain.

Un fossé avec Washington

La déclaration survient quelques heures seulement après que Donald Trump a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat. L’ancien président américain, très écouté en Israël, avait mis en garde contre « les conséquences désastreuses » d’une poursuite de la guerre.
Mais Jérusalem affiche une fermeté intacte : selon un haut responsable du ministère de la Défense, « l’armée agit conformément aux intérêts de sécurité nationale, et aucun cessez-le-feu ne peut être envisagé sans garanties solides ».

Civils piégés et avertissements répétés

Les messages de l’armée aux habitants de Gaza visent à dissuader tout retour dans les zones de combat, au moment où de nombreux déplacés tentent de retrouver leur maison, parfois réduite en ruines. Les ONG humanitaires rappellent qu’« il n’existe plus de zones réellement sûres dans l’enclave », alors que les bombardements se poursuivent dans plusieurs districts.

Un conflit qui s’enlise

La décision d’Israël de maintenir la pression militaire à Gaza-ville illustre la difficulté d’entrevoir une sortie de crise rapide. Entre impératifs sécuritaires, pressions diplomatiques et urgence humanitaire, la guerre s’installe dans la durée, au prix d’un fossé croissant entre Israël et une partie de ses alliés.

Seune Cheikh FAYE

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