Aérien : Ethiopian Airlines domine encore les liaisons Chine-Afrique, mais la concurrence s’intensifie

Aérien : Ethiopian Airlines domine encore les liaisons Chine-Afrique, mais la concurrence s’intensifie

Le ciel entre la Chine et l’Afrique devient un champ de compétition stratégique. Si Ethiopian Airlines conserve sa place de leader incontesté des liaisons aériennes entre les deux continents, d’autres acteurs, africains et chinois, avancent leurs pions dans un marché en pleine expansion.

La compagnie éthiopienne, forte de son hub d’Addis-Abeba, reste la référence incontournable. Avec une flotte modernisée et une stratégie de correspondances bien rodée, elle capte l’essentiel du trafic entre la Chine et l’Afrique, reliant Pékin, Guangzhou et Chengdu à plusieurs capitales africaines.

Mais elle n’est plus seule à regarder vers l’Est. Egyptair, avec son hub du Caire, affiche une progression remarquée. Elle a récemment renforcé ses dessertes vers Pékin et Shanghai, capitalisant sur sa position géographique de porte d’entrée vers l’Afrique et le Moyen-Orient.

Du côté chinois, l’intérêt grandit. Sichuan Airlines, China Eastern Airlines et Hainan Airlines multiplient les initiatives pour desservir directement l’Afrique, misant sur la demande croissante générée par les flux commerciaux, les investissements et le tourisme. Leur arrivée ouvre une nouvelle ère de concurrence, où les compagnies africaines doivent préserver leur avantage historique face à des transporteurs disposant d’une puissance financière et logistique considérable.

Cette bataille dans les airs reflète l’évolution des échanges économiques entre Pékin et le continent africain. Entre janvier et août 2025, la Chine a exporté pour 141 milliards de dollars de biens et services vers l’Afrique, tandis qu’elle en a importé pour 81 milliards, selon des données publiées le 8 septembre. Des volumes colossaux qui nécessitent un pont aérien solide pour accompagner les flux de marchandises, de voyageurs d’affaires et de main-d’œuvre qualifiée.

Pour l’heure, Ethiopian Airlines reste le « roi du ciel » sino-africain. Mais la montée en puissance des compagnies chinoises annonce un rééquilibrage à moyen terme. Le secteur aérien devient ainsi un prolongement direct de la coopération économique, avec en toile de fond une question centrale : qui, demain, contrôlera le principal corridor aérien Sud-Sud du monde ?

agmafrica

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