« RDC : un salon du livre pour éveiller la jeunesse à la lecture »

« RDC : un salon du livre pour éveiller la jeunesse à la lecture »

Kisantu (RDC) – La ville de Kisantu, dans le Kongo central, s’apprête à accueillir du 25 au 27 septembre la deuxième édition du Salon du livre du Kongo central (Salik). Cette année, l’événement mettra résolument l’accent sur la littérature jeunesse, avec un objectif clair : donner aux enfants et adolescents le goût de la lecture et leur offrir un accès plus large aux livres.

Des autrices mobilisées pour la jeunesse

Parmi les invitées de cette édition, deux autrices congolaises incarnent ce combat. Julie Illongo, créatrice d’histoires inspirées de la faune congolaise, fait des animaux emblématiques comme l’okapi ou le bonobo les héros de ses récits.
« Quand j’étais à l’école primaire, je ne savais pas ce que c’était un okapi. Alors, je me suis dit : pourquoi ne pas présenter ces espèces aux enfants congolais, pour qu’ils découvrent à la fois la lecture et leur environnement ? », explique-t-elle.

Même engagement chez la poétesse Élodie Ngalaka, qui anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire. « Quand je lis certains textes d’élèves, je me dis : ouah ! Cet enfant pourrait devenir un grand écrivain. Encourager les jeunes, c’est leur donner la chance de s’épanouir dans ce qu’ils aiment », confie-t-elle.

Un accès encore limité aux livres

En République démocratique du Congo, l’accès aux livres demeure un défi majeur. On ne recense qu’une trentaine de bibliothèques publiques, souvent dépourvues d’ouvrages adaptés aux enfants et adolescents. Les livres importés, rares et coûteux, restent hors de portée pour la majorité des familles.

C’est pourquoi le Salik veut jouer un rôle de passerelle culturelle. Selon son coordinateur, Allegria Mpengani Kutalu, le but est d’offrir aux jeunes de la province ce qu’il n’a pas eu en grandissant : « Très peu d’écoles ont des bibliothèques. J’ai découvert la littérature grâce à des missionnaires. Aujourd’hui, je veux donner à ces enfants la même chance que j’ai eue. »

3 000 écoliers attendus

Grâce à des partenariats avec les établissements scolaires, près de 3 000 écoliers sont attendus pour participer à cette deuxième édition du Salik. Au programme : lectures publiques, ateliers d’écriture, rencontres avec les auteurs et activités dédiées à la jeunesse.

Pour les organisateurs, ce salon ne se limite pas à un événement culturel : il s’agit d’une mission éducative et citoyenne, pour former de futurs lecteurs et, peut-être, les écrivains de demain.

Seune Cheikh FAYE

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