Afrique du Sud : un labo de meth mexicain démantelé, fortune saisie
Cinq ressortissants mexicains ont été arrêtés lors d’un raid spectaculaire sur un laboratoire clandestin de méthamphétamine en Afrique du Sud, a annoncé lundi un porte-parole des Hawks, l’unité d’élite de la police de Pretoria. L’opération a eu lieu vendredi sur une ferme de Volksrust, à environ 250 km au sud-est de Johannesburg.
Une saisie record
Lors de cette intervention, les forces de l’ordre ont découvert du matériel de fabrication, des précurseurs chimiques, ainsi que de la méthamphétamine emballée dans des boîtes de déjeuner, évaluée à 350 millions de rands (plus de 17 millions d’euros). Un Sud-Africain a également été placé en garde à vue, tandis que le lien des suspects avec un cartel mexicain fait toujours l’objet d’enquête.
Cette affaire n’est pas isolée. Depuis 2024, plusieurs coups de filet similaires ont été enregistrés en Afrique du Sud : en juillet 2024, environ 2 milliards de rands (près de 100 millions d’euros) de méthamphétamine avaient été saisies à Groblersdal avec l’arrestation de trois Mexicains ; quelques mois plus tard, en novembre 2024, 100 millions de rands (près de 5 millions d’euros) de « crystal meth » avaient été découverts à Rietfontein, un Mexicain étant appréhendé.
Une problématique internationale
Selon l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC), ces laboratoires « approvisionnent les marchés internationaux », et les saisies massives montrent l’implication directe des cartels mexicains dans la région. L’ONG, basée à Genève, précise que la demande de cocaïne et de méthamphétamine sur les marchés australien et néo-zélandais est « intarissable », les prix de détail y étant parmi les plus élevés au monde.
L’organisation souligne également que les flux commerciaux licites existants entre l’Afrique du Sud et l’Australie peuvent faciliter l’essor de ces routes de trafic de méthamphétamine.
Cette opération illustre une fois de plus la montée en puissance des réseaux internationaux de drogue en Afrique du Sud, et la détermination des forces de l’ordre locales à neutraliser ces laboratoires clandestins avant que les substances n’atteignent les marchés mondiaux.
