Typhon Ragasa : le sud de la Chine paralysé avant l’assaut
Shenzhen, Chine – La mégapole du sud de la Chine et une dizaine d’autres grandes villes, représentant plusieurs dizaines de millions d’habitants, ont été placées sous cloche ce mardi 23 septembre. À l’approche du typhon Ragasa, les autorités locales ont suspendu écoles, activités professionnelles et transports publics, appelant la population à rester chez elle pour limiter les risques.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, la municipalité de Shenzhen a averti que le phénomène allait « provoquer de graves impacts liés au vent, à la pluie, aux vagues et aux inondations à partir de la nuit du 23 septembre ». Les autorités préviennent : seuls les secours et les services essentiels seront autorisés à circuler.
Un mastodonte météorologique en approche
Le typhon Ragasa, dont l’œil continue de se renforcer au large de la mer de Chine méridionale, devrait balayer la côte avec des vents violents et des pluies diluviennes. Les services météorologiques redoutent des crues soudaines et des glissements de terrain, en particulier dans les zones densément urbanisées et industrielles de la région du Guangdong.
Une paralysie calculée
Dans les gares et les aéroports, des milliers de passagers ont vu leurs trajets annulés ou reportés. Les usines, souvent tournées vers l’export, ont interrompu leur production. Les habitants, eux, se sont rués sur les supermarchés pour constituer des réserves de nourriture et d’eau, rappelant les scènes familières à chaque alerte cyclonique.
Le sud chinois en première ligne
Chaque année, la côte méridionale de la Chine est exposée aux assauts de typhons venus du Pacifique. Mais la rapidité avec laquelle Ragasa s’est intensifié alarme les scientifiques, qui pointent un réchauffement des eaux de surface dans la région. Les experts estiment que ce phénomène pourrait rendre les tempêtes tropicales plus destructrices et plus difficiles à prévoir.
Pour l’heure, la priorité reste la protection des habitants. Les consignes de confinement, strictement relayées, visent à réduire au maximum les pertes humaines. Shenzhen, symbole du miracle économique chinois, se retrouve ainsi figée, suspendue au passage de Ragasa, ce géant climatique dont l’ombre plane désormais sur tout le sud du pays.
