Liban : deux morts dans une frappe israélienne, la trêve de plus en plus fragile
Beyrouth – La tension est de nouveau montée d’un cran au sud du Liban. Jeudi 2 octobre, une frappe israélienne a visé une voiture circulant sur la route Jarmak-Khardali, tuant deux personnes et en blessant une troisième, selon un communiqué du ministère libanais de la Santé.
L’armée israélienne affirme cibler régulièrement des positions du Hezbollah pro-iranien malgré l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024. Mais les victimes civiles s’accumulent. La veille, les Nations unies avaient confirmé la mort de 103 civils libanais depuis l’entrée en vigueur de la trêve, appelant à un « arrêt immédiat des hostilités » pour éviter une nouvelle escalade régionale.
À Beyrouth, cette nouvelle frappe ravive la colère. Des responsables politiques accusent Israël de violer systématiquement l’accord de cessez-le-feu. « Chaque attaque fragilise davantage une paix déjà précaire », a dénoncé un député libanais de la région touchée.
Pour la population du sud du pays, la peur est redevenue quotidienne. Villages désertés, routes coupées, familles déplacées : autant de signes d’un climat d’instabilité qui rappelle les pires heures des confrontations israélo-libanaises.
Alors que la communauté internationale peine à imposer sa médiation, le Liban semble à nouveau pris au piège d’un conflit par procuration, où les civils paient le prix le plus lourd.
