Aide à Gaza : l’ONU et la Croix-Rouge réclament l’ouverture de tous les points de passage
Alors qu’un cessez-le-feu fragile est entré en vigueur dans la bande de Gaza, les Nations unies et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont lancé, mardi 14 octobre, un appel urgent à l’ouverture de tous les points de passage vers l’enclave palestinienne afin de permettre l’acheminement massif de l’aide humanitaire.
Lors d’un point de presse tenu à Genève, le porte-parole du CICR, Christian Cardon, a souligné que les restrictions actuelles freinaient gravement les opérations humanitaires :
« À ma connaissance, tous les points de passage de Gaza ne sont pas ouverts à l’aide humanitaire. C’est le principal problème actuellement, et c’est ce que nous, humanitaires, réclamons depuis des heures », a-t-il déclaré.
À ses côtés, Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), a renforcé cet appel, insistant sur l’urgence d’un accès complet :
« Nous demandons que tous les points de passage soient ouverts. Sans cela, nous ne pouvons tout simplement pas répondre aux besoins immenses de la population. »
Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, l’aide continue d’arriver au compte-gouttes. Le passage de Rafah, à la frontière égyptienne, demeure le principal corridor d’accès, mais il ne permet pas d’acheminer le volume de vivres, d’eau et de médicaments nécessaires pour une population éprouvée par des mois de bombardements et de blocus.
Selon les agences onusiennes, plus de 80 % des habitants de Gaza dépendent désormais de l’aide humanitaire pour survivre. Les infrastructures essentielles — hôpitaux, réseaux d’eau et d’électricité — sont gravement endommagées, rendant la situation humanitaire « intenable », selon les mots de l’OCHA.
Face à cette urgence, l’ONU et le CICR appellent les parties concernées, notamment Israël et l’Égypte, à faciliter la circulation des convois humanitaires sous supervision internationale. « Chaque minute compte pour sauver des vies », a rappelé M. Cardon.
L’appel des deux institutions intervient dans un contexte humanitaire dramatique, où les promesses de trêve peinent à se traduire par une amélioration concrète sur le terrain. Pour les humanitaires, l’ouverture de tous les points de passage n’est plus une option, mais une condition de survie pour les plus de deux millions d’habitants de Gaza.
