Amadou Lamine Sall à l’OIF : des attaques infondées contre une candidature légitime
La désignation du Secrétaire général de la Francophonie repose sur un ensemble de critères définis par les textes régissant l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Trois conditions principales sont généralement mises en avant : être ressortissant d’un État membre de plein droit de la Francophonie ; avoir exercé de hautes fonctions politiques, diplomatiques ou administratives ; avoir une connaissance approfondie des enjeux francophones et un engagement reconnu dans la promotion de la langue française et de ses valeurs.
A l’analyse de la trajectoire de Monsieur Amadou Lamine Sall, il est manifeste qu’il satisfait pleinement aux critères 1 et 3, et qu’il répond également de manière pertinente au critère 2, souvent interprété de manière restrictive.
Critère 1 : Amadou Lamine Sall est un citoyen sénégalais, ressortissant d’un pays membre de plein droit et très actif de l’OIF. Le Sénégal est un pilier historique de la Francophonie, tant par son engagement politique que culturel. Ce lien solide avec l’institution et ses valeurs est un premier fondement de la légitimité de sa candidature.
Critère 2 : Si le critère 2 évoque souvent les fonctions de président ou de chef de gouvernement, il n’en reste pas moins que la formulation originale parle de « hautes fonctions officielles, diplomatiques ou administratives ». A ce titre, Monsieur Sall a assumé plusieurs rôles de haut rang, aux dimensions nationales et internationales. Il a notamment été Secrétaire général de la Biennale internationale des Arts et des Lettres du Sénégal, rebaptisée Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art), un événement phare du rayonnement culturel francophone en Afrique et dans le monde. Aujourd’hui encore, il occupe, par décret présidentiel, les fonctions de Secrétaire général de la Fondation mondiale pour le Mémorial et la Sauvegarde de Gorée, institution dotée d’un Accord de siège signé avec l’État du Sénégal. Ce statut confirme la reconnaissance officielle, nationale et internationale de ses fonctions dans un domaine essentiel pour la mémoire, la culture, la paix… tous piliers de la Francophonie.
Critère 3 : Poète reconnu, penseur de la culture et de l’humanisme francophone, Amadou Lamine Sall est une figure emblématique de la littérature africaine d’expression française. Son parcours témoigne d’un engagement constant pour la défense, la promotion et le rayonnement de la langue française, à travers le prisme des arts, de la mémoire, de la transmission et du dialogue des cultures.
Et puis quoi ?
Il est noté, ces temps-ci, des critiques dirigées contre la candidature d’Amadou Lamine Sall au poste de Secrétaire général de la Francophonie. Plutôt des attaques qui reposent sur une interprétation étroite et parfois biaisée des critères requis pour occuper cette fonction. Elles se focalisent principalement sur l’idée qu’il n’aurait pas exercé de « hautes fonctions politiques » au sens strict du terme, comme être président ou chef de gouvernement. Or, cette lecture est non seulement réductrice, mais également contraire à l’esprit même des textes fondateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Nous ne sommes pas des naïfs : ces attaques traduisent souvent une volonté de préserver des logiques de pouvoir anciennes, éloignées des réalités et des aspirations actuelles des populations francophones. Elles ignorent aussi que le droit d’expression, d’engagement, et de participation à la vie internationale ne doit être réservé qu’à une élite politique fermée. Ce serait là une dérive contraire aux principes mêmes de la Francophonie qui se veut inclusive, plurielle et représentative de toutes les forces vives de ses États membres.
Pour notre part, au regard de tout ce qui mis en évidence, il apparaît clairement qu’Amadou Lamine Sall réunit les compétences, l’expérience et l’autorité morale nécessaires pour briguer le poste de Secrétaire général de la Francophonie. Sa trajectoire illustre une autre forme de leadership : culturel, institutionnel et profondément ancré dans les valeurs francophones.
Réduire les critères à une lecture exclusivement politique serait appauvrir la vision même de la Francophonie. A l’heure où l’OIF doit se réinventer pour mieux incarner la diversité de ses membres, la candidature d’Amadou Lamine Sall offre une alternative crédible, cohérente et pleinement conforme aux exigences du poste.
