Burundi : plus de 15.000 conseillers collinaires et de quartier élus pour servir les communautés

Burundi : plus de 15.000 conseillers collinaires et de quartier élus pour servir les communautés

Burundi près de six millions de citoyens ont pris part aux élections collinaires et de quartier, un scrutin qui marque la fin du processus électoral de 2025.

Le pays compte 3.044 collines et quartiers, chacun devant élire cinq conseillers, soit un total de 15.220 représentants locaux. Selon Prosper Ntahorwamiye, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le vote, organisé de 6h à 15h, « s’est déroulé dans la sérénité et sans irrégularités majeures » dans l’ensemble du territoire.

Une forte mobilisation nationale

Plusieurs hautes autorités se sont déplacées pour accomplir leur devoir civique, à l’image du président Évariste Ndayishimiye, du vice-président Prosper Bazombanza et du Premier ministre Nestor Ntahontuye. Le chef de l’État a voté dans sa colline natale de Musama, dans la province de Gitega.

À l’issue de son vote, il a insisté sur la responsabilité qui incombe aux futurs élus : « Nous avons besoin de bons dirigeants, au service de la population. Ils doivent comprendre qu’être un dirigeant, c’est comme être bénévole », a déclaré M. Ndayishimiye.

Un maillon clé de la gouvernance locale

Les élections collinaires et de quartier constituent une étape importante dans la vie politique burundaise. Les conseillers élus joueront un rôle clé dans la gestion locale et la médiation des conflits communautaires, dans un pays où la colline représente le premier échelon administratif et social.

Le dépouillement, engagé dès la fermeture des bureaux de vote, permettra de désigner les chefs de colline ou de quartier, ceux ayant récolté le plus grand nombre de voix.

Une séquence électorale désormais achevée

Ce scrutin vient clore le processus électoral de 2025, après les législatives et communales du 5 juin, puis les sénatoriales du 23 juillet. La prochaine étape politique majeure sera l’élection présidentielle prévue en 2027.

Avec ce dernier rendez-vous électoral, le Burundi confirme la mise en place progressive de ses institutions locales et nationales, dans un climat que les autorités décrivent comme apaisé.

Babacar DIOP

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