Côte d’Ivoire : quatre morts dans une attaque armée près de la frontière burkinabè
Une nouvelle attaque meurtrière a frappé la région frontalière du nord de la Côte d’Ivoire. Selon un communiqué de l’État-major général des armées publié mardi, au moins quatre personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans le village de Difita, situé dans le département de Téhini, à proximité de la frontière avec le Burkina Faso.
L’assaut, survenu aux environs de 2h du matin, a été mené par des « individus armés non identifiés », précise le communiqué officiel. La cible : un hameau agricole à seulement deux kilomètres de la frontière.
Des renforts dépêchés sur place
Dès l’alerte donnée, le commandement de la zone opérationnelle Nord a mobilisé des moyens aériens et terrestres pour sécuriser la zone et porter secours aux habitants. Mais à leur arrivée, les assaillants avaient déjà pris la fuite.
Le bilan est lourd : quatre paysans ont perdu la vie, un habitant est toujours porté disparu et une femme grièvement brûlée a été prise en charge par les services médicaux. L’attaque a également causé d’importants dégâts matériels, avec plusieurs habitations incendiées, du bétail emporté et des moyens de locomotion détruits ou volés.
Un contexte sécuritaire fragile
L’État-major ivoirien a assuré que « les recherches se poursuivent pour identifier les auteurs et déterminer les motivations de cet acte criminel ».
La zone de Téhini n’en est pas à sa première attaque. Entre 2020 et 2021, cette localité frontalière avait déjà été le théâtre de plusieurs assauts contre des positions des Forces armées de Côte d’Ivoire, attribués à des groupes armés jihadistes opérant depuis le Burkina Faso voisin. Ces attaques avaient fait au moins six victimes côté ivoirien.
Alors que la Côte d’Ivoire renforce depuis plusieurs années son dispositif sécuritaire le long de ses frontières nord, cette nouvelle attaque vient rappeler la vulnérabilité persistante de la région face à l’insécurité transfrontalière.
