France : Marine Le Pen juge « incontournable » la dissolution de l’Assemblée nationale après la démission du Premier ministre

France : Marine Le Pen juge « incontournable » la dissolution de l’Assemblée nationale après la démission du Premier ministre

La scène politique française traverse une nouvelle zone de turbulences. Moins de vingt-quatre heures après la formation du gouvernement Lecornu, la démission surprise du Premier ministre a provoqué un véritable séisme à Paris. Réagissant à cette crise, Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national (RN), a affirmé ce lundi que la dissolution de l’Assemblée nationale était désormais « absolument incontournable ».

Selon la dirigeante d’extrême droite, le pays se trouve dans une impasse politique totale, rendant impossible la poursuite du quinquennat dans les conditions actuelles. « Nous vivons un moment de chaos institutionnel inédit sous la Ve République. La dissolution est la seule voie démocratique pour redonner la parole au peuple français », a-t-elle déclaré depuis le siège du RN à Nanterre.

Une démission aux allures de crise d’État

La démission du Premier ministre Sébastien Lecornu, intervenue moins d’un jour après l’annonce de la composition de son équipe gouvernementale, a pris de court l’ensemble de la classe politique. Selon plusieurs sources, les désaccords internes sur la répartition des portefeuilles et les pressions venues de l’Élysée auraient rendu sa position intenable.

Cette démission plonge le président Emmanuel Macron dans une nouvelle crise politique majeure, alors que son camp présidentiel, fragilisé depuis les dernières législatives, peine à maintenir une majorité stable à l’Assemblée nationale.

Le RN réclame le retour aux urnes

Marine Le Pen a profité de cette situation pour renouveler son appel à des élections législatives anticipées, estimant que le gouvernement « n’a plus aucune légitimité ». Elle a par ailleurs jugé qu’il serait « sage » pour Emmanuel Macron d’envisager lui-même sa démission, une option que le chef de l’État a jusqu’ici fermement écartée.

« Les Français ne supportent plus les jeux d’appareil ni les crises à répétition. Ils veulent être entendus. C’est au peuple de trancher », a insisté la présidente du groupe RN à l’Assemblée.

Un climat politique explosif

À gauche comme à droite, les appels à la clarification se multiplient. Le chef des socialistes, Olivier Faure, a dénoncé « une présidence à bout de souffle », tandis que Les Républicains réclament « un gouvernement de salut national ».

En coulisses, plusieurs conseillers de l’Élysée évoquent un nouvel acte de la recomposition politique française, alors que le spectre d’un retour des urnes hante désormais l’exécutif.

Pour Marine Le Pen, l’occasion est historique : « Si la dissolution a lieu, le RN est prêt à gouverner. La France a besoin d’un cap clair et d’un pouvoir stable. »

Dans une France fracturée et à la veille d’une possible recomposition parlementaire, la balle est désormais dans le camp du président Macron, qui devra décider s’il dissout l’Assemblée nationale… ou s’il tente, une fois de plus, de gagner du temps.

Seune Cheikh FAYE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *