« Gabon : Bilie-By-Nze défie le calendrier électoral et réclame un report »
Libreville. – À moins de dix jours du scrutin, le débat politique au Gabon s’est enflammé autour d’un appel au report. Reçu jeudi 18 septembre par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, Alain-Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG) et ancien Premier ministre, a demandé le décalage des élections législatives et locales prévues le 27 septembre 2025.
En cause, selon lui : des « manquements graves » au code électoral et le risque de perturbations du calendrier scolaire, les établissements devant être réquisitionnés pour le déroulement du vote. « Le respect des règles est essentiel à la crédibilité du processus », a insisté Bilie-By-Nze, qui avait terminé deuxième à la présidentielle d’avril 2025, remportée par Oligui Nguema dès le premier tour.
Dialogue à haut niveau
Le président gabonais a écouté son interlocuteur, mais a rappelé que le calendrier électoral constituait une étape décisive vers la fin de la transition ouverte après le coup d’État du 30 août 2023. « Toutes les dispositions seront prises pour garantir des élections apaisées, inclusives et transparentes », a affirmé Oligui Nguema, écartant ainsi l’hypothèse d’un report.
Outre la question électorale, les deux hommes ont évoqué des sujets sociaux : la cohésion nationale, les priorités économiques et sociales, ainsi que la situation des étudiants gabonais, tant dans le pays qu’à l’étranger.
Un scrutin sous haute surveillance
Ces élections, les premières depuis la chute d’Ali Bongo, marquent un tournant politique majeur. La campagne du premier tour a débuté le 17 septembre et doit s’achever le 26, tandis que le second tour est prévu du 1er au 10 octobre.
Si la demande de Bilie-By-Nze ne semble pas avoir infléchi la position du chef de l’État, elle traduit les tensions persistantes autour de l’organisation du scrutin. Pour de nombreux observateurs, la tenue d’élections crédibles reste un test crucial pour la transition gabonaise.
