Iran : Téhéran salue la « libération conditionnelle » en France de sa ressortissante Mahdieh Esfandiari
Les autorités iraniennes ont annoncé, mercredi 22 octobre, la « libération conditionnelle » de Mahdieh Esfandiari, une ressortissante iranienne arrêtée en France en février dernier pour « apologie du terrorisme » sur les réseaux sociaux. Si Téhéran s’est félicité de cette décision, la justice française, elle, n’a pas encore confirmé officiellement cette mise en liberté.
Une affaire sensible entre Paris et Téhéran
Mahdieh Esfandiari, 34 ans, avait été interpellée en région parisienne après plusieurs publications jugées apologétiques d’actes terroristes par les autorités françaises. Son dossier, suivi de près par le ministère iranien des Affaires étrangères, avait suscité de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Téhéran ces derniers mois.
Dans un communiqué diffusé ce mercredi, le ministère iranien des Affaires étrangères s’est « félicité de la décision du juge français d’une mise en liberté sous contrôle judiciaire pour Mme Esfandiari » et a salué « un pas positif » vers une résolution de l’affaire. Il a également affirmé que l’Iran « poursuivra ses efforts diplomatiques » jusqu’à ce que sa ressortissante « puisse rentrer librement en Iran ».
La France prudente sur l’annonce
Contactées par plusieurs médias, les autorités judiciaires françaises n’ont pour l’heure ni confirmé ni infirmé cette annonce. Selon une source proche du dossier, Mahdieh Esfandiari pourrait effectivement bénéficier d’un aménagement de sa détention dans le cadre d’un contrôle judiciaire strict, mais aucune décision définitive n’a encore été rendue publique.
Un contexte diplomatique tendu
Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu entre les deux pays. L’Iran réclame depuis plusieurs mois la libération de plusieurs de ses ressortissants détenus en Europe, tandis que la France demande la libération de citoyens français encore emprisonnés à Téhéran.
L’annonce de la « libération conditionnelle » de Mahdieh Esfandiari pourrait donc s’inscrire dans une série de gestes diplomatiques visant à apaiser les relations bilatérales, fragilisées par les différends politiques, les sanctions économiques et les questions de droits humains.
Pour Téhéran, cette annonce est perçue comme une victoire diplomatique. Pour Paris, il s’agit surtout d’un dossier judiciaire encore en cours, dont les enjeux dépassent le seul cadre de la justice pour s’inscrire dans la délicate équation des relations franco-iraniennes.
