Le ministre de la Justice demande aux services de police et de gendarmerie de préciser désormais le motif des convocations adressées aux citoyens. Dans une circulaire datée du 1er novembre 2026, il dénonce la pratique consistant à convoquer les personnes sous la simple mention « affaire vous concernant ».

S'appuyant sur les droits de la défense garantis par la Constitution et la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, le ministre estime que toute personne convoquée doit être informée de la nature de l'affaire ou des faits sur lesquels elle sera entendue. Cette information doit lui permettre de préparer sa défense, de réunir les documents utiles et, si elle le souhaite, de solliciter l'assistance d'un conseil.

La circulaire précise également que la qualité de témoin ou de victime doit être mentionnée lorsque la convocation s'adresse à une personne concernée à ce titre.

Le ministre souligne toutefois que cette exigence ne remet pas en cause le secret de l'enquête, puisqu'il ne s'agit nullement de révéler les éléments ou indices recueillis. Les procureurs généraux sont ainsi invités à veiller à l'application stricte de cette directive auprès des services compétents.