Israël : l’armée identifie les quatre dépouilles d’otages restituées par le Hamas
L’armée israélienne a annoncé, mardi 14 octobre, avoir formellement identifié les quatre dépouilles d’otages remises la veille par le Hamas. Parmi elles figure celle de Bipin Joshi, un étudiant népalais en agriculture enlevé au kibboutz Aloumim lors de l’attaque du 7 octobre 2023.
Dans un communiqué, Tsahal a précisé qu’à l’issue du processus d’identification mené par l’Institut national de médecine légale, les familles de Guy Illouz, Bipin Joshi, ainsi que deux autres victimes dont les noms n’ont pas encore été rendus publics à la demande des proches, ont été informées du rapatriement des corps. Les funérailles devraient avoir lieu dans les prochains jours, dans un cadre strictement privé.
Guy Illouz, jeune Israélien, avait été enlevé lors du festival de musique Nova, près de Reïm, devenu le théâtre du plus grand massacre de civils israéliens perpétré par les commandos du Hamas — plus de 370 personnes y avaient trouvé la mort. Sa disparition, largement médiatisée, avait ému une grande partie de la population israélienne.
Cette annonce intervient alors que les négociations indirectes entre Israël et le mouvement islamiste palestinien se poursuivent, sous la médiation du Qatar et de l’Égypte, pour tenter d’obtenir la libération des otages toujours retenus à Gaza. Selon les autorités israéliennes, plus de 80 otages demeureraient encore captifs, vivants ou morts, depuis les attaques du 7 octobre.
Pour Israël, cette restitution partielle marque un nouvel épisode douloureux dans une tragédie nationale qui continue de peser lourdement sur la société. Le porte-parole de l’armée, Daniel Hagari, a déclaré que « chaque otage ramené, vivant ou non, est une promesse tenue envers les familles et le peuple d’Israël », tout en réaffirmant la détermination du gouvernement à « ramener tous les otages, sans exception ».
La découverte et l’identification de ces dépouilles rappellent, un an après les attaques, l’ampleur du traumatisme du 7 octobre et la persistance d’un conflit où les questions humanitaires demeurent au cœur des tensions politiques et militaires.
