La Gambie réaffirme son engagement pour la libre circulation régionale face aux menaces de blocage routier

La Gambie réaffirme son engagement pour la libre circulation régionale face aux menaces de blocage routier

Face aux appels à la perturbation du trafic transfrontalier, Banjul réaffirme son engagement à protéger la mobilité et la coopération économique au sein de la Cédéao.

Le gouvernement gambien a mis en garde contre toute tentative visant à bloquer le trafic routier entre La Gambie et ses voisins de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), alors que des appels circulent sur les réseaux sociaux pour entraver le transport interrégional.

Dans un communiqué officiel, le ministère des Transports, des Travaux et des Infrastructures a dénoncé les actions d’un groupe non reconnu, « Justice for All », accusé d’inciter à des actes d’obstruction du trafic à partir de ce lundi. Les autorités rappellent que ce groupe n’est ni un syndicat enregistré, ni un interlocuteur reconnu par les instances officielles du secteur des transports.

Un appel à la responsabilité collective

Le gouvernement a réitéré son engagement à maintenir la fluidité du commerce transfrontalier, pilier essentiel de l’intégration économique régionale.
« De tels actes illégaux sont inacceptables », précise le communiqué, exhortant les auteurs des appels à la perturbation à y mettre fin immédiatement.

Cette mise en garde intervient dans un contexte où la stabilité du transport routier revêt une importance stratégique, non seulement pour les échanges économiques, mais aussi pour la libre circulation des biens et des personnes au sein de la Cédéao.

Un dialogue en cours avec les acteurs du secteur

Le ministère a également confirmé la poursuite des discussions avec le Syndicat général des transports, représentant principal du secteur, afin de répondre aux préoccupations des chauffeurs et opérateurs. Un groupe de travail conjoint a été mis en place pour proposer des mesures concrètes visant à améliorer les conditions de travail, la sécurité routière et la régulation du transport commercial.

« Le gouvernement reste attentif aux doléances légitimes des travailleurs du transport », a indiqué un responsable du ministère, soulignant que les réformes engagées s’inscrivent dans une logique de dialogue social et de modernisation du secteur.

Entre régulation, justice sociale et intégration régionale

Le groupe Justice for All, connu pour ses campagnes sur les droits humains et la justice sociale, s’était récemment impliqué dans des discussions sur la régulation du transport à Nyamanarr, près de la frontière, en partenariat avec des structures locales.
Cependant, les autorités insistent sur la nécessité de préserver un cadre légal et concerté pour tout débat sur la gouvernance du transport.

À travers cette mise au point, la Gambie cherche à concilier deux priorités : la consolidation de la libre circulation régionale — principe fondateur de la Cédéao — et la défense des droits économiques et sociaux des acteurs du transport.

Pour de nombreux observateurs, cette position traduit la volonté de Banjul de préserver la stabilité du corridor ouest-africain, tout en ouvrant la voie à une gouvernance plus participative et inclusive du secteur routier, essentielle au développement économique et à l’intégration régionale.

Fanny CISSOKHO

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