Le Danemark en première ligne : Frederiksen exige une « réponse très forte » de l’Europe face à la Russie
Copenhague s’érige en vigie de l’Europe. Mercredi 1er octobre, à l’ouverture d’un sommet de chefs d’État et de gouvernement dans la capitale danoise, la Première ministre Mette Frederiksen a lancé un appel sans détour : l’Union européenne doit opposer une « réponse très forte » à la « guerre hybride » que mène la Russie.
Ces dernières semaines, le Danemark a vu son espace aérien violé à plusieurs reprises par des drones non identifiés. Des incursions qui, selon Frederiksen, ne laissent aucun doute sur leur origine. « Il n’y a qu’un seul pays qui est prêt à nous menacer, et c’est la Russie », a-t-elle martelé devant ses homologues.
Pour Copenhague, ces survols s’inscrivent dans une stratégie de harcèlement visant à tester les défenses occidentales, à semer l’incertitude et à fragiliser la cohésion européenne. Un cas typique de « guerre hybride », où la frontière entre attaque militaire, cybermenaces et intimidation politique s’estompe.
Un appel au sursaut européen
Le Danemark, pays de la Baltique et membre actif de l’OTAN, se retrouve ainsi en première ligne des tensions croissantes entre l’Europe et Moscou. La Première ministre a exhorté ses partenaires à dépasser les simples condamnations verbales et à envisager des mesures coordonnées : renforcement de la sécurité aérienne, coopération militaire accrue et sanctions renforcées.
Un signal au-delà de la Baltique
Pour Frederiksen, la réponse européenne doit être claire et collective. Car si le Danemark est aujourd’hui directement visé, l’enjeu dépasse ses frontières. « Une menace contre un pays de l’Union est une menace contre tous », a rappelé un diplomate européen présent au sommet.
À Copenhague, le message danois est limpide : face à Moscou, l’Europe ne peut plus se contenter d’être spectatrice.
