Premier sommet climatique Chine-Ghana :pour une coopération sur climat et la finance verte
Le premier sommet Chine-Ghana sur le climat s’est tenu mardi à Accra, marquant une étape majeure dans la coopération bilatérale entre la Chine et le Ghana sur les questions climatiques. L’événement a mis l’accent sur la finance verte, les énergies renouvelables et le développement durable, tout en ouvrant la voie à un partenariat Sud-Sud renforcé.
La Chine réaffirme son engagement climatique
L’ambassadeur de Chine au Ghana, Tong Defa, a souligné la participation active de son pays aux efforts mondiaux de réduction des émissions et à la coopération avec les pays en développement pour renforcer leur résilience climatique. Il a rappelé qu’en novembre 2024, la Chine avait signé 53 protocoles d’accord sur la coopération climatique Sud-Sud avec 42 pays et mené près de 100 projets d’atténuation et d’adaptation.
« Ces efforts ont aidé les pays africains, les pays les moins avancés et les petits États insulaires à renforcer leur résilience au changement climatique », a déclaré l’ambassadeur.
Pour les trois prochaines années, la Chine s’engage à mettre en œuvre 30 projets d’énergie propre en Afrique, à créer une plateforme commerciale d’alerte météorologique précoce, et à collaborer dans les domaines de la prévention, de l’atténuation et des secours en cas de catastrophe, ainsi que pour la protection de la biodiversité.
Le Ghana : action climatique au cœur du développement
De son côté, Issifu Seidu, ministre d’État ghanéen chargé du changement climatique et de la durabilité, a rappelé que l’action climatique constitue un pilier central de la gouvernance et du programme de développement du Ghana. Il a insisté sur le rôle du sommet comme modèle de coopération Sud-Sud pratique, inclusif et transformateur.
Le ministre a également proposé la création d’un sommet commercial Chine-Ghana sur le climat, destiné à dépasser le cadre des dialogues politiques pour présenter les innovations ghanéennes et chinoises en matière de lutte contre le changement climatique.
« Grâce à un tel sommet, le Ghana pourrait servir de passerelle pour un engagement écologique plus large de la Chine envers l’Afrique, tout en valorisant les jeunes entreprises et les opportunités d’investissement locales », a-t-il ajouté.
Une initiative stratégique pour la finance verte
Le sommet, organisé par le Centre Afrique-Chine pour la politique et le conseil, a été salué par son directeur exécutif, Paul Frimpong, comme une preuve du fort intérêt des deux pays pour la coopération en matière d’action climatique et de financement vert.
En plaçant la transition énergétique, les infrastructures durables et le financement climatique au cœur du partenariat sino-ghanéen, le sommet marque un pas concret vers un engagement écologique et économique renforcé entre la Chine et l’Afrique.
