Algérie : L’ex-patron du renseignement s’évade, Alger sous haute tension
Alger – L’Algérie vit au rythme d’un incroyable feuilleton sécuritaire depuis la disparition de l’ancien directeur de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Abdelkader Haddad, plus connu sous le nom de Nasser El-Djinn. Assigné à résidence depuis son limogeage en mai dernier, l’ex-patron du renseignement a réussi à se volatiliser, plongeant la capitale dans un climat d’alerte maximale.
Une traque à grande échelle
Depuis le 18 septembre, un dispositif sécuritaire inédit a été déployé à Alger et dans ses périphéries. Postes de contrôle militaires, barrages policiers, fouilles systématiques de véhicules et survols d’hélicoptères : la capitale a pris des allures de ville sous siège. « Cela ressemblait à une véritable chasse à l’homme », écrit le quotidien français Le Monde.
Proche du président Tebboune
Proche du président Abdelmadjid Tebboune, Abdelkader Haddad avait déjà connu les geôles des prisons militaires de Blida et Béchar avant d’être placé en résidence surveillée. Les motifs de son éviction et de sa mise à l’écart restent entourés d’un épais mystère, alimentant rumeurs et spéculations dans les cercles politiques et sécuritaires.
Le Haut Conseil de sécurité mobilisé
La fuite de l’ex-chef du renseignement a immédiatement déclenché une réaction au sommet de l’État. Le président Tebboune a convoqué en urgence une réunion du Haut Conseil de sécurité, organe stratégique chargé de la gestion des grandes crises. Si aucune déclaration officielle n’a filtré, plusieurs observateurs estiment que cette évasion constitue l’un des défis sécuritaires les plus graves depuis des années.
Une affaire aux multiples zones d’ombre
Pour l’heure, Abdelkader Haddad reste introuvable. Sa disparition soulève des interrogations sur la capacité de l’appareil sécuritaire à contrôler ses propres figures et met en lumière les luttes de pouvoir qui secouent l’armée et les services algériens. Entre mystère judiciaire, bataille politique et tensions internes, l’affaire ne fait que commencer.
