Côte d’Ivoire : lancement d’un centre d’appel pour rapprocher le gouvernement des citoyens
Le gouvernement ivoirien a inauguré vendredi un centre d’appel gratuit destiné à renforcer l’écoute et l’interaction avec la population, marquant une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration publique.
Accessible via le numéro vert unique « Allô 101 », le dispositif permet d’obtenir des informations sur les services publics, de signaler des incidents, de vérifier des rumeurs ou encore de formuler des suggestions. Le service est disponible en français, en anglais et dans 15 langues locales, afin de toucher le plus grand nombre.
Un outil de proximité et de transparence
Conçu et piloté par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), le centre d’appel vise à rapprocher l’État des citoyens, à accélérer le traitement des requêtes et à améliorer la réactivité des services publics face aux urgences.
La plateforme, dotée d’une capacité de 600 appels simultanés, peut traiter entre 2 500 et 3 000 sollicitations quotidiennes. « Ce centre est pour alerter, agir, sauver », a déclaré le Premier ministre Robert Beugré Mambé lors de son lancement, tout en exhortant les usagers à ne pas relayer de fausses informations.
Un canal contre les rumeurs et pour la prise de décision
Pour Awa Dosso, directrice du CICG, « Allô 101 » constitue un outil stratégique : « Accessible gratuitement partout en Côte d’Ivoire, 7 jours sur 7, quel que soit l’opérateur, depuis un téléphone mobile ou fixe, c’est un canal unique qui rapproche le citoyen du gouvernement, mais aussi un instrument de lutte contre les rumeurs et les fausses informations. »
Elle a ajouté que le dispositif représente également un levier d’aide à la décision, en permettant aux autorités de recueillir en temps réel les préoccupations de la population et d’y apporter des réponses adaptées.
Un pas vers une gouvernance plus participative
À travers ce centre d’appel, le gouvernement mise sur la transparence, la proximité et la participation citoyenne pour renforcer la confiance entre l’administration et la société. Dans un pays où la circulation des rumeurs peut fragiliser la cohésion sociale, cette initiative apparaît comme un outil stratégique de communication et de gouvernance.
