Diplomatie : Abidjan répond aux accusations de Ouagadougou et réaffirme son engagement pour la stabilité régionale
Abidjan – La Côte d’Ivoire a tenu à clarifier sa position face aux récentes accusations du président burkinabè, Ibrahim Traoré. Ce 1er octobre 2025, à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a assuré qu’Abidjan n’a « aucun intérêt » à voir le Burkina Faso déstabilisé.
Ces déclarations font suite aux propos de M. Traoré, qui a affirmé que la Côte d’Ivoire hébergerait et financerait des opposants cherchant à nuire à son pays. Le gouvernement ivoirien rejette fermement ces allégations, soulignant que la sécurité et la stabilité du Burkina Faso sont également cruciales pour la Côte d’Ivoire et pour l’ensemble de la région ouest-africaine.
« La Côte d’Ivoire a toujours œuvré pour la paix et la coopération régionale », a insisté Amadou Coulibaly, rappelant les engagements d’Abidjan au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’autres instances régionales.
Cette sortie intervient dans un contexte sensible, marqué par des tensions politiques au Burkina Faso et des enjeux sécuritaires transfrontaliers, notamment liés à la lutte contre les groupes armés dans le Sahel. Pour Abidjan, il s’agit d’affirmer sa neutralité et de calmer les inquiétudes, tout en préservant ses relations diplomatiques avec son voisin.
Le gouvernement ivoirien a par ailleurs annoncé sa disponibilité pour « un dialogue constructif avec Ouagadougou afin de renforcer la confiance mutuelle et prévenir toute escalade ».
Cette clarification illustre la volonté d’Abidjan de jouer un rôle stabilisateur dans la sous-région, tout en se prémunissant contre les accusations susceptibles de nuire à sa réputation diplomatique.
