Iran : autorise le retour des inspecteurs de l’AIEA mais dément un accord
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a autorisé le retour des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a annoncé mercredi le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Selon lui, les inspecteurs superviseront notamment le remplacement du combustible de la centrale nucléaire de Bouchehr.
M. Araghchi a également démenti les informations relayant la conclusion d’un nouveau cadre de coopération entre l’Iran et l’AIEA, précisant qu’aucun texte officiel n’avait été finalisé malgré des échanges de propositions.
Le chef de l’AIEA, Rafael Grossi, a confirmé mardi le retour des inspecteurs sur le sol iranien pour la première fois depuis leur expulsion en juin dernier. « Aujourd’hui, la première équipe d’inspecteurs de l’AIEA est de retour en Iran et nous sommes prêts à reprendre notre travail », a-t-il déclaré.
Suspension de coopération et tensions régionales
L’Iran avait suspendu sa coopération avec l’AIEA début juillet après que le président iranien Massoud Pezeshkian a signé un projet de loi limitant l’accès aux sites nucléaires. Cette décision faisait suite à des frappes israéliennes et américaines sur des installations nucléaires iraniennes, que Téhéran a dénoncées, accusant notamment M. Grossi de prendre parti pour l’Occident.
Les restrictions imposent désormais que le Conseil suprême de sécurité nationale approuve toutes les visites des inspecteurs, suscitant l’inquiétude du secrétaire général de l’ONU et des réactions de Tel-Aviv, qui a appelé au rétablissement des sanctions onusiennes contre l’Iran.
Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont lié la coopération iranienne avec l’AIEA à leur décision de déclencher ou non le mécanisme de retour automatique des sanctions de l’ONU d’ici la fin août. Téhéran a rejeté la légalité de cette initiative, maintenant ainsi une tension persistante sur le dossier nucléaire.
