Séisme de magnitude 6,2 : le Venezuela une nouvelle fois ébranlé

Séisme de magnitude 6,2 : le Venezuela une nouvelle fois ébranlé

Caracas, mercredi 24 septembre. – Le Venezuela a été secoué dans la matinée par un puissant séisme de magnitude 6,2, dont l’épicentre a été localisé à 24 kilomètres de Mene Grande, une localité pétrolière de l’État de Zulia, à proximité du lac de Maracaibo. La secousse, enregistrée par l’Institut d’études géologiques américain (USGS), a été ressentie jusque dans la capitale Caracas, à plus de 500 kilomètres de là.

Dans les rues de la capitale vénézuélienne, habitants et travailleurs ont été contraints d’évacuer en urgence des immeubles de bureaux et des tours résidentielles. « Tout s’est mis à trembler d’un coup, nous sommes descendus par les escaliers en courant », a témoigné María Fernanda, employée dans une tour du centre-ville de Caracas. À Maracaibo, deuxième ville du pays, des secousses prolongées ont également été signalées.

Selon les premières informations, l’épicentre du séisme se situe dans une zone relativement peu peuplée, ce qui pourrait limiter les dégâts humains. Néanmoins, le Venezuela reste particulièrement vulnérable face aux catastrophes naturelles : infrastructures fragilisées par des années de crise économique, services d’urgence aux moyens limités et une population souvent livrée à elle-même.

Dans un pays déjà éprouvé par l’hyperinflation, la pénurie chronique d’électricité et la crise humanitaire, ce séisme vient rappeler la précarité du quotidien des Vénézuéliens. « Nous n’avons même pas de garanties de secours rapides », déplore un habitant de Maracaibo, joint par téléphone.

Le gouvernement de Nicolás Maduro a indiqué qu’il suivait la situation « de près » et qu’une évaluation des dégâts était en cours dans les régions proches de l’épicentre. Aucun bilan officiel n’avait encore été communiqué mercredi soir.

En frappant à la fois une région pétrolière stratégique et les grandes villes du pays, ce séisme souligne une fois de plus la fragilité du Venezuela, où chaque nouvelle catastrophe naturelle se superpose à une crise politique, économique et sociale sans fin.

Seune Cheikh FAYE

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