Les États-Unis accueilleront les 30 et 31 octobre 2026 à Atlanta une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20. Au programme : croissance économique, sécurité énergétique et alimentaire, chaînes d’approvisionnement et liberté de navigation. Mais cette rencontre se tiendra sans l’Afrique du Sud, exclue des réunions organisées par Washington dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio réunira les représentants des principales économies mondiales en Géorgie. L’administration de Donald Trump entend recentrer les travaux du G20 sur sa mission économique, avec une priorité donnée à la croissance et à la sécurité économique.
Les discussions porteront notamment sur les crises géopolitiques susceptibles de perturber les échanges mondiaux, les approvisionnements énergétiques et alimentaires, ainsi que les chaînes logistiques. Ces enjeux concernent directement les économies africaines, souvent exposées aux variations des prix de l’énergie, aux coûts du transport et aux perturbations du commerce international.
La réunion d’Atlanta doit aussi préparer le sommet des dirigeants du G20 prévu les 14 et 15 décembre à Miami, en Floride.
L’absence de Pretoria suscite des interrogations. Seul pays africain membre du G20 à titre national, l’Afrique du Sud avait assuré la présidence du groupe en 2025. Les relations avec Washington se sont détériorées pendant cette période, notamment après le boycott américain du sommet de Johannesburg. Donald Trump a ensuite annoncé que Pretoria ne serait pas invitée aux rencontres organisées sous la présidence américaine de 2026.
Cette exclusion réduit la participation directe de Pretoria aux discussions de l’année, alors que l’Union africaine demeure elle aussi membre du G20. Elle pose la question de la place accordée aux intérêts africains dans les échanges entre grandes puissances, notamment sur le financement du développement, la sécurité alimentaire et les conditions du commerce mondial.
À Atlanta, Washington cherchera à faire avancer ses priorités économiques. Reste à savoir dans quelle mesure les divergences diplomatiques pèseront sur la capacité du G20 à construire des positions communes avant le sommet de décembre.







