Le chef d’état-major général de l’armée libyenne, Salah Eddine Al-Namrouch, a rencontré lundi à Tripoli l’attaché de défense français, en présence de l’ambassadeur de France en Libye, Thierry Vallat. Au centre des échanges : la formation des militaires, le renforcement des capacités opérationnelles et le partage d’expertise, notamment au profit des forces spéciales.
La coopération militaire entre la Libye et la France était au cœur des discussions lundi à Tripoli. Le chef d’état-major général de l’armée libyenne, Salah Eddine Al-Namrouch, s’est entretenu avec l’attaché de défense près l’ambassade de France, accompagné d’une délégation militaire. L’ambassadeur français, Thierry Vallat, a également pris part à la rencontre.
L’entretien visait à examiner les moyens de renforcer les mécanismes de coopération entre les deux pays, avec un accent particulier sur la formation, le perfectionnement des personnels militaires et les échanges de compétences.
Selon un communiqué publié sur la page officielle Facebook de l’état-major général libyen, les discussions ont notamment porté sur le renforcement des capacités opérationnelles des forces spéciales. Les deux parties ont évoqué les programmes de formation et de qualification susceptibles d’améliorer la préparation des unités concernées, ainsi que leur efficacité sur le terrain.
Au-delà de la formation, cette démarche traduit une volonté de développer les échanges de savoir-faire et de consolider la coordination militaire bilatérale. Pour les autorités libyennes, le renforcement des compétences et la modernisation des capacités constituent des enjeux importants dans un pays où la réorganisation de l’appareil militaire demeure un défi.
Un dialogue militaire qui se poursuit
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges entre responsables militaires libyens et français. Le 11 juin dernier, Salah Eddine Al-Namrouch avait déjà reçu à Tripoli une délégation française composée notamment de l’ambassadeur de France et du commandant du bâtiment Pluton, spécialisé dans le soutien aux opérations de déminage sous-marin.
Les discussions avaient alors porté sur les perspectives d’élargissement de la coopération, notamment dans les domaines de la formation, du perfectionnement militaire et du partage d’expertise.
La répétition de ces rencontres témoigne de la volonté des deux parties de maintenir un dialogue sur les questions de défense et de renforcer leurs échanges techniques. Les domaines de coopération évoqués couvrent aussi bien le développement des compétences militaires que l’amélioration des capacités opérationnelles.
Reste à savoir dans quelle mesure ces discussions déboucheront sur des programmes concrets, assortis d’un calendrier et d’objectifs précis. Leur mise en œuvre constituera un indicateur de la portée réelle du rapprochement militaire entre Paris et Tripoli.








